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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 01:05

Bien malin celui qui est capable aujourd'hui de nous faire un cliché sérieux du positionnement politique des partis mais aussi des grands leaders médiatiques.

J'ai bien dit médiatiques car, en dehors de cela, il ne représentent pas grand chose parce qu'ils ne fournissent plus le travail pour lequel ils ont été élus et sont devenus des professionnels des caméras et autres objectifs de la presse. Toujours à la recherche de la petite phrase qui fera parler d'eux au journal télévisé, le petit mot qui fera mouche contre l'adversaire, ces politiques-là sont les bouffons de la république, comme les rois avaient les leurs.

Pourtant, ils ont un peu raison étant donné qu'aujourd'hui ce sont les médias qui font les candidats, y compris pour l'élection présidentielle.

En 2007, la presse sarkozyste a crée la candidate idéale de la gauche, celle qui était la plus vulnérable, la plus facile à battre. Des millions de français, grâce au lavage de cerveau de TF1 et de ses amis, ont pensé que la dinde du Poitou était la porteuse de la parole divine, peut-être elle même une déesse, capable de combattre le boucher du 92.

Le ridicule a atteint son comble lorsque les militants socialistes y ont cru aussi, obligés de soutenir celle qui avait été choisie par les militants de la 25ème heure, les premiers à être tombés dans le piège.

Tout cela ne serait pas bien grave si le petit cirque ne recommençait pas de nouveau. Aujourd'hui, la presse nous dit que seul le socialiste de droite DSK serait en mesure de battre Nicolas Sarkozy en 2012.

La situation est grave car cela voudrait dire que la grande majorité des français serait de droite et que la gauche n'aurait aucun candidat crédible à proposer.

Pour DSK, qui fait quelques apparitions dans les médias pour rappeler qu'il est encore socialiste, il est facile de ne pas se mettre les français à dos étant donné qu'il ne prend jamais position sur la politique en France ou sur les enjeux de société qui nous concernent.

Et la gauche dans tout cela ? Mais quelle gauche ? D'ailleurs, je me demande de plus en plus s'il y a encore une gauche en France, tellement le paysage politique est flou, illisible.

Après les propositions indécentes de la dinde du Poitou au paysan béarnais, après sa prise de position sur la régularisation des sans-papiers, après l'absence de position du PS sur ces mêmes régularisations (de tous les sans papiers et non pas uniquement de ceux qui sont là depuis plus de 10 ans), après les bouderies de Julien Dray du fait de ne pas être retenu comme candidat aux régionales, après les copinages en Languedoc-Roussillon avec Georges Frêche, après le silence des socialistes sur tellement de dossiers importants, après... après... on est droit de se demander où se situe le plus grand parti dit de gauche.

Mais la question se pose aussi pour les autres partis, incapables de suivre une ligne idéologique jusqu'au bout, trop pressés de devenir les vassaux du PS juste en échange de quelques places en position éligible.

N'y a-t-il plus de valeurs e politique ? N'y a-t-il plus d'honneur ?

Je ne vous parlerai pas de la droite, elle ne fait qu'une (ou une et demie), la grande partie phagocytée par Nicolas Sarkozy, à ses ordres et prête à perdre son âme lorsque la colère présidentielle se fait sentir. Plus loin, vers la droite, la dynastie Le Pen continue à s'installer, comme un cancer incurable qui s'installe durablement pour mieux attendre son heure et faire crever la société.

Alors, pour les prochaines élections régionales, il faudra bien lire les professions de foi, parfois les programmes (mais ne perdez pas trop de temps, les candidats une fois élus ne les respectent jamais), et surtout, poser clairement la question pour savoir quelles seront les alliances au deuxième tour. Verts, Modem, PS, PG, PCF, tout cela ne veut plus rien dire. La seule certitude, c'est que quand vous mettez un bulletin UMP, Nouveau Centre ou FN dans l'urne, vous votez pour la droite. Bien à droite.

Ah, parfois je regrette que l'UDF n'existe plus... C'était la droite, je sais, mais parfois cela ressemblait à la gauche. De nos jours, tout ressemble à la droite.

Faites vos choix, messieurs dames... Prenez un lot, ils sont en promotion...

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Published by Mouette Rieuse - dans National
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 19:32

A l'occasion des 16èmes Journées Nationales Prisons, plusieurs associations et aumôneries  organisent à Bordeaux une table ronde et une conférence où il sera question de citoyenneté au sein des lieux de privation de liberté.

Mercredi 25 novembre 2009 à 18H00

Table ronde sur le thème :

La citoyenneté s'arrête-t-elle aux portes des prisons ?

Avec Pascal Faucher (Juge d'application des peines), Jacques Faget (chercheur au CNRS sur les politiques pénales et judiciaires) et un représentant des services d'insertion et de probation.

Bibliothèque municipale de Mériadeck
85 cours du Maréchal Juin
33000 Bordeaux


Jeudi 26 novembre 2009 à 20H30

Conférence sur le thème :

Le contrôle des lieux de privation de liberté

Avec Cédric de Torcy (Contrôleur des lieux de privation de liberté)

Centre du Hâ
32 rue du Cdt Arnould
33000 Bordeaux

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Published by Mouette Rieuse - dans National
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 05:00

Autant vous le dire de suite, je ne suis pas du tout pour le petit cirque qui se met en place pour soit-disant sauver La Poste.

Cela fait bien longtemps que La Poste est en perdition. D'une part parce que les syndicats ont laissé faire, d'autre part parce que ses salariés (j'ai faillit dire ses agents) n'ont pas été assez combatifs, certainement par peur de ne pas pouvoir payer le crédit de la maison ou de la voiture, mais aussi parce que les élus, de droite ou de gauche ont laissé faire parce qu'ils ont abandonné depuis longtemps l'idée qu'il puisse encore avoir un service public en France.

La Poste est devenue une société commerciale, obligée d'être rentable sous peine de voir ses agences fermées. Là où elle symbolisait ce qui restait des services publics de la République, là où chaque citoyen avait l'impression d'appartenir à un pays où chacun avait la même importance, la fermeture des bureaux de poste a été le coup mortel pour le moral des petits villages abandonnés à leur isolement, à leur entêtement de vouloir s'accrocher à leur terre, de vouloir la civilisation sans en faire partie.

La Poste était le dernier lien social pour beaucoup de français, parfois le facteur était le seul être humain que certains voyaient dans la semaine.

Aujourd'hui, La Poste est une société comme une autre, à la recherche du profit, vendant tout et n'importe quoi.

Ses facteurs ne vous apportent plus de lettres d'amour mais seulement des factures et autres mauvaises nouvelles mais surtout,  ils distribuent la publicité des grandes enseignes, au détriment de sa tâche principale, le courrier.

Les agents restent peu de temps sur leur secteur, ils ne connaissent plus leurs "clients". Leur travail devient de plus en plus pénible et le temps de tournée de plus en plus court.

La Poste s'est aussi engagée dans des activités bancaires. Autrefois la banque des pauvres, elle n'ouvre plus de comptes bancaires aux plus démunis, aux exclus du système bancaire. La Poste pratique la discrimination à l'ouverture d'un compte ce qui n'est pas à son honneur.

J'ai à plusieurs reprises orienté des personnes vers les services de La Poste pour ouvrir un compte bancaire. En agence, aucun problème. Lors de la validation des comptes par les services financiers, le refus était systématique. Cette démarche a été renouvelée auprès de banques privées et cela n'a posé aucun problème.

Alors, comment défendre une institution qui devrait assurer un service public, qui devrait garantir le droit élémentaire de chaque citoyen (accès à un compte bancaire) et qu'elle refuse parce que ce citoyen est pauvre ou étranger ?

Non, je ne peux pas défendre une société qui nous dit assurer un service public alors qu'elle ne recherche que le profit. Une société de service public n'est pas là pour faire du bénéfice, si elle en fait tant mieux, mais si elle n'en fait pas, à la société d'en assurer le fonctionnement. A elle d'assurer sa mission dans le respect de chacun et de son statut.

La Poste est aussi devenue une société complice de transferts d'argent d'origine douteuse. Je me rappelle le temps où mes parents devaient présenter leurs fiches de paie pour envoyer leurs maigres économies au pays. De nos jours, chacun peut envoyer d'énormes sommes d'argent à l'étranger sans justifier de la provenance. La Poste, via Western Union, est devenue complice de l'exploitation d'êtres humains et d'autres trafics peu honorables.

J'espère qu'un jour, une commission d'enquête parlementaire mettra à jour le montant des sommes douteuses qui transitent illégalement par La Poste. Pour La Poste, peu importe d'où vient l'argent pourvu qu'on paie le montant du transfert.

Comment parler encore de service public de qualité quand vos lettres arrivent dans la boîte aux lettres des voisins, quand le courrier n'est pas distribué le samedi où que le bureau de poste n'est pas ouvert entre midi et deux y compris en zone urbaine ?

Comment parler de service public quand la Banque Postale vous change le montant d'un découvert à sa convenance sans vous avertir et qu'elle vous met dans l'embarras, parfois même en interdiction bancaire ?

Comment parler de service public lorsque vous vous adressez à La Poste et que pour tout un tas de dysfonctionnements vous ne trouvez jamais le même interlocuteur ?

Non, je n'ai pas envie de défendre cette poste là. Si cela doit changer, que cela change et que chacun assume les responsabilités de ce changement.

Nous ne pouvons pas nous battre pour défendre quelque chose qui devrait être un symbole et qui n'est en réalité qu'une société comme une autre. Que défendons-nous exactement ?

Un véritable service public qui n'existe plus depuis longtemps ou bien les privilèges de quelques agents qui ont peur d'être obligés de travailler ?

Cela me fait penser aux suicides à France Telecom. Au delà des drames, il faut se demander pourquoi le management commercial et la culture du résultat posent problème. Il en sera certainement un jour pareil à La Poste.

Il sera aussi trop tard pour se poser la question. Mais on peut se demander dès aujourd'hui, à qui la faute ?

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Published by Mouette Rieuse - dans National
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:59
 
Voici un texte intéressant circulant sur Facebook et qui concerne le cumul des mandats.
En cette période de gesticulation politique, il serait bon que les parlementaires s'intéressent à la question, même s'ils sont les premiers concernés.

Les politiques n'en seront que plus crédibles et la République sera bien plus forte.


Alors que nous venons de célébrer le cinquantième anniversaire de la Constitution de la 5ème République, celle-ci n’a pas réussi à se guérir de son mal endémique, le cumul des mandats.

Aujourd’hui, la France est la seule démocratie occidentale où le cumul des mandats demeure la règle et le non cumul l’exception. Ainsi, 259 des 577 députés sont maires, 21 sont présidents de conseil général, 8 sont présidents de conseil régional ; 121 des 331 sénateurs sont maires, 32 sont présidents de conseil général, 3 sont présidents de conseil régional ; et pratiquement tous les parlementaires sont, à tout le moins, conseillers municipaux ou généraux. A cette situation s’ajoute le fait que les communautés urbaines, d’agglomération et de communes ne sont pas dans le champ des interdictions de cumul.

Ainsi, rares sont les responsables politiques qui, comme Martine Aubry, Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal, ont fait le choix du mandat unique.

Les parlementaires justifient généralement le cumul des mandats par la nécessité, pour bien légiférer et contrôler l’action du Gouvernement, de conserver un lien privilégié avec le territoire et d’être au plus près des préoccupations des citoyens. Cet argument ne tient pas.

Les députés ne sont pas élus pour représenter le territoire et la population d’une circonscription électorale. Ils représentent la Nation tout entière. Ils sont élus par le peuple, détenteur de la souveraineté nationale, pour le représenter dans son ensemble. Ils ont la responsabilité de voter la loi, dont l’élaboration ne doit pas être la synthèse des intérêts locaux, mais l’expression de la volonté générale, répondant aux attentes de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion.

Les sénateurs assurent la représentation des collectivités territoriales de la République, mais ils ne sont pas délégués par ces collectivités pour siéger au Sénat, comme les Länder allemands peuvent déléguer des représentants au Bundesrat. Ils sont élus au suffrage universel indirect pour représenter les collectivités territoriales dans leur ensemble et pas leur commune, département ou région d’origine !

Surtout, cette justification officielle du cumul des mandats masque bien mal la réalité des motivations de nombreux parlementaires. Le cumul des mandats leur offre en effet beaucoup d’avantages. Il est d’abord un levier fort utile pour préparer une campagne électorale, en agissant comme un multiplicateur de notoriété, de pouvoir et d’influence sur l’appareil politique et sur le destin des électeurs de leur circonscription. Il est aussi un bon moyen d’augmenter de façon substantielle ses revenus en cumulant les indemnités liées aux mandats nationaux et locaux. Il offre enfin la garantie de conserver des responsabilités à l’issue d’une défaite électorale, en jouant habilement sur les différentes durées de mandats et le calendrier des élections.

Cette situation est inacceptable et révoltante. L’activité parlementaire de législation et de contrôle constitue, par elle-même, une activité à temps plein. N’étant pas dotés du don d’ubiquité, les parlementaires ne peuvent pas être physiquement présents à la fois dans une assemblée ou un exécutif local et dans les murs du Palais Bourbon ou du Palais du Luxembourg. Ne disposant pas de la capacité d’étendre les journées au-delà de 24 heures, les parlementaires ne peuvent consacrer le temps suffisant à l’élaboration des lois, au sein des commissions parlementaires et en séance publique, et au contrôle quotidien de l’action du Gouvernement dont les politiques sont toujours plus complexes à comprendre et à analyser. A vouloir occuper trop de fonctions, ils les exercent mal.

La récente révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, censée renforcer les pouvoirs du Parlement, a soigneusement évité d’aborder la question du cumul des mandats, alors que le Comité de réflexion et de proposition pour la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la 5ème République, présidée par un ancien Premier ministre, l’y avait fortement incité en proposant l’interdiction du cumul entre un mandat national et des fonctions exécutives locales, y compris à la tête d’un établissement public de coopération intercommunale.

Le Gouvernement et le Parlement, trop attachés à un système qui leur a permis de conquérir et de conserver le pouvoir, ont raté une occasion de moderniser la démocratie française et d’ouvrir la voie à un important renouvellement du personnel politique. Prenons acte de ce conservatisme, de cet égoïsme et de cet aveuglement, mais ne nous résignons pas. Proposons qu’un référendum d’initiative populaire, nouvel instrument créé par la révision constitutionnelle de 2008, soit organisé sur cette question fondamentale pour l’avenir de notre démocratie.

Il y a urgence : la France et les Français méritent mieux qu’un hémicycle déserté, mieux que des parlementaires ne les représentant qu’à temps partiel.

Christophe Girard,
Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture
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Published by Mouette Rieuse - dans National
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 13:20
Très instructif... Vraiment !

A ne pas rater... (lire la suite)
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