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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 02:04

Bordeaux est une ville extraordinaire... Nous le savons tous mais parfois nous l'oublions.

Il y a quelques mois, les patrons des boîtes de nuit du quartier de Paludate ont mis la pression sur les autorités et ont obtenu de pouvoir ouvrir leurs établissements jusqu'à plus tard tout en nous faisant croire que c'était bien pour la sécurité et la tranquillité des riverains.

C'est surtout bon pour leurs caisses enregistreuses puisqu'ils ont déclaré il y a peu dans le journal Sud Ouest que leur chiffre d'affaires avait considérablement augmenté.515-copie-1.jpg

J'ai trouvé que cette autorisation de prolonger l'ouverture de ces établissements de nuit jusqu'à l'heure de l'embauche pour ceux qui se lèvent tôt aurait pour conséquence d'augmenter les indemnisations financières lorsqu'il faudra fermer (ou déplacer) ces établissements pour construire le futur quartier Euratlantique. C'est un énorme cadeau que le contribuable bordelais devra faire à des commerçants qui contribuent si peu à l'économie locale surtout quand on pense aux moyens engagés pour la sécurité dans le quartier mais aussi le nettoyage ou les dégradations commises par les fêtards.

Les indemnisations, personne ne l'a évoqué et pourtant c'était l'un des objectifs non avoués des patrons de discothèque. Augmenter son chiffre d'affaires c'est s'assurer une indemnisation en conséquence.

Pour augmenter les recettes des discothèques de Paludate, leurs propriétaires ont depuis quelques temps lancé une offensive publicitaire pour faire la promotion de leurs soirées. Hier après-midi, dans les abris de la station de tramway Porte de Bourgogne on pouvait y compter au moins 26 affiches. Ce n'est pas la première fois et je trouve que c'est bien dommage que ces sociétés ne soient pas verbalisées d'autant plus que cela donne une très image de la ville en cette période de foire internationale et en ce début de vacances pour les pays du nord de l'Europe.

La ville est sale mais les discothèques doivent-elles en rajouter ? Les établissements de nuit peuvent-ils tout se permettre ?

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Published by Mouette Rieuse - dans Environnement
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:34
On en parle très peu mais aujourd'hui est la journée de l'eau. Cela peut faire sourire mais l'eau, cet élément essentiel à notre survie est en danger et sera certainement dans quelques années l'objet de conflits entre les peuples. Oui, aujourd'hui on sa bat pour le pétrole, demain ce sera pour l'eau.

Dans nos villes, dans la région bordelaise mais aussi ailleurs en France, des milliers de rroms n'ont pas accès à l'eau. Je vous ai parlé ici à plusieurs fois des rroms roumains de Cenon, qui n'ont pas d'eau depuis plus d'un an et demi. Il y avait bien l'eau mais je ne sais quel petit chef l'a faite couper à deux reprises.

Un peu plus loin, à Floirac, les rroms bulgares n'ont pas pas accès à l'eau courante depuis plusieurs années. Pour leurs besoins, ils vont la chercher dans des bouteilles plastiques ou des bidons, au parc voisin, avec des caddies pour faire un peu moins de voyages .Photo1007.jpg

A Bordeaux, en plein centre ville, une trentaine de personnes doivent aller chercher l'eau à plusieurs kilomètres pour cuisiner, se laver ou tout simplement boire.

Dans le monde, un humain sur quatre n'a pas accès à l'eau potable. Sommes-nous un pays sous développé, incapable de fournir de l'eau à toutes les personnes résidant en France, uniquement en raison de leur origine, de leur couleur ou de leur race ?

Dans les revendications des rroms qui ont manifesté le mois dernier, il y avait bien la demande d'accès à l'eau et à l'électricité pour tous les squats de rroms de l'agglomération bordelaise.

Seuls quelques élus (Pierre Hurmic, Natalie Victor-Retali et Jean-Jacques Paris) sont venus soutenir ces demandes. D'autres ont sourit, comme si on demandait la lune. Pourtant, ils ont été nombreux à soutenir l'action de Danièle Mitterrand qui est venue en Gironde parler de l'accès à l'eau mais sous d'autres latitudes.

Lorsqu'il fait très froid, tout le monde est sensibilisé aux problèmes que rencontrent les Sdf et autres squatters. Pourtant, quand il fait chaud, quand le thermomètre voisine les 40 ou 45 °au soleil, comment accepter que des gens qui vivent dans des baraques en tôles puissent vivre sans eau ?

Comment peut-on laisser des enfants dans ces conditions inhumaines ?

J'ai demandé hier soir de nouveau l'accès à l'eau pour tous les rroms qui vivent dans les squats ou bidonvilles dans la région de Bordeaux et qui n'y ont pas accès. Mon interlocuteur m'a promis de voir ce qu'il pouvait faire dans ce sens. Malheureusement, les élus socialistes de banlieue y sont opposés.

Pour ma part, l'accès à l'eau sera, avec l'octroi des cartes de séjour pour l'accès au travail, la prochaine bataille en faveur des rroms. Nous ne pouvons plus continuer à parler développement durable si on laisse des gens dans ces conditions.

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 01:00

Darwin s'est invité lundi dernier à la séance du conseil municipal de Bordeaux par une présentation du projet aux élus. Emmanuelle Ajon, conseillère municipale socialiste et habitante du quartier a pris la parole pour interpeller le maire de Bordeaux sur la nécessité d'une approche globale de l'urbanisation de la ZAC Bastide Niel.

Projet emblématique pour la ville, le projet Darwin a été présenté comme le moteur de l'aménagement de la ZAC Bastide Niel.

Pour les non bordelais, Niel est le nom d'une caserne abandonnée par l'armée et depuis longtemps vandalisée par les ferrailleurs et autres récupérateurs.

C'est aussi un espace de treize hectares au sein d'une énorme friche industrielle, surface que peu de villes en France peuvent se vanter de posséder pour s'y développer et qui, à Bordeaux, devrait devenir un éco-quartier.

Le projet Darwin est une bonne idée. Mais...

Parce que des mais, dans ce cas, il y en a beaucoup.

Tout d'abord, le projet Darwin est un micro projet au sein d'un espace dont on ne sait pas encore exactement ce que l'on veut y faire.

Les pouvoirs publics semblent à court d'idées et s'appuient sur les premiers venus pour lancer les travaux dans cette ZAC en espérant que d'autres projets viendront s'y coller. Et c'est bien là le problème. On ne peut engager des travaux sans avoir finalisé le projet de toute la zone à urbaniser.

C'est pourquoi, aussi bien la mairie de Bordeaux que la Communauté Urbaine de Bordeaux, devraient réfléchir à une vision d'ensemble au lieu de vouloir coller des micro-projets, les uns à côté des autres sans avoir une idée du résultat final. 

Alors, Darwin c'est quoi ?

Tout d'abord une équipe rodée aux techniques d communication qui vendent très bien leur produit. Quand on approfondit la conversation, on se rend compte que cela sonne faux et que le savoir-faire n'existe pas.

Le projet Darwin est composé en deux parties, ce que j'appellerai Darwin I et Darwin II.

Ils ont un point commun, ils seront installés dans les bâtiments les plus proches de la Garonne (comme par hasard) ce qui fera augmenter considérablement les prix en cas de vente. Des bâtiments que les promoteurs du projet essaient d'avoir au prix le plus bas possible faisant du chantage à peine voilé en menaçant de partir dans une autre ville.

Darwin I sera constitué d'entreprises "innovantes" dans le domaine du développement durable et Darwin II aura comme destination des activités culturelles, associatives ou sociales.

Les promoteurs de Darwin sont prêts à investir trois millions d'euros dans ce projet (Darwin I) mais laissent le soin (et surtout la charge financière) aux collectivités locales pour développer et financer Darwin II. En clair, ils prennent en charge le côté commercial, qui leur permettra de faire des bénéfices et le contribuable financera le reste. C'est facile d'avoir des idées si ce sont les autres qui les financent.

Imaginez, vous achetez une petite maison à Margaux et vous demandez aux collectivités de financer les vignes qui sont autour. Malin, non ?

 

Les promoteurs ont des idées mais ne prennent pas le risque de les assumer jusqu'au bout, surtout pour les activités non commerciales, avec un risque beaucoup plus élevé et même la possibilité de faire couler le projet en cas de non commercialisation. Sans l'argent public, le projet Darwin pourrait alors devenir le projet Titanic.

 

Pour cela, ils essaient d'obtenir le soutien des associations du quartier et de Cap Bastide en particulier, qui sont en train de tomber dans le panneau (peut-être volontairement) et qui pensent peut être qu'elles peuvent bénéficier de ces locaux ou en raison de je ne sais quel accord que j'ignore.

 

Le ralliement des associations n'a pour but que de donner une légitimité au projet afin de mieux convaincre les décideurs politiques et la population et ne pas avoir de recours juridiques.

Une autre question se pose concernant le volet associatif. Si le projet venait à aboutir, les associations auront-elles les moyens de faire vivre les lieux, de les entretenir, d'y développer leurs activités ? Ou encore une fois, devra-t-on injecter des subventions pour maintenir à flot un projet qui viendrait à couler parce qu'on n'a pas pris le temps de le préparer ?

Ah, j'oubliais. Il y a aussi une crèche. Mais là encore, les promoteurs ont vu plus grand que leur ventre. Ils n'ont pas la connaissance du sujet et cherchent des partenaires pour la réalisation de celle-ci.

On nous présente ce projet comme ficelé alors qu'en réalité il n'y a que des idées inachevées, difficiles à mettre en place mais qu'on nous vend comme le ferait n'importe quel camelot sur un marché, sachant par avance que son produit n'a pas la valeur du prix qu'il nous demande.

Par exemple, alors qu'on nous parle d'un projet prenant en compte l'utilisation des énergies renouvelables, la possibilité d'utiliser l'énergie thermique n'a même pas été envisagée. Cela aurait pu se faire pour l'ensemble de la ZAC, à condition de savoir ce qu'on veut y faire. Or, ce n'est pas le cas.


Darwin c'est cela. Beaucoup de communication, beaucoup de rencontres et de réunions pour convaincre. Des bobos qui savent faire et connaissent le fonctionnement des milieux politiques décisionnaires. Pour cela, l'un d'eux a même adhéré au PS. Mais un autre a peut-être adhéré à l'UMP. Qui sait ?

 

Darwin est un projet qui va créer presque exclusivement que des emplois hautement qualifiés. En somme, un projet écologique bien particulier. Mais comment parler d'écologie et de développement durable si on ne tient pas compte de la place de l'Homme dans un projet ?
En effet, dans quel état laisserons-nous l'Homme dans quelques années ?
Darwin ne créera presque aucun emploi non qualifié à part des femmes de ménage et quelques caissières de magasin. Pourquoi ne pas insérer dans le cahier des charges l'obligation d'embaucher des gens en difficulté d'insertion ?

Une société, fut-elle, "écologique" ou "durable" doit aussi tenir compte de la situation des plus faibles, être le facteur de réussite sociale pour chacun de ses membres, la protection qui manque parfois ou l'élément qui permet à chacun d'être fier de sa vie. Comment feraient les gens hautement qualifiés, parqués dans une réserve de cerveaux s'ils ne sont même pas capables de se faire cuire un oeuf au plat ?

J'ai déjeuné avec deux des porteurs du projet. Sympathiques au demeurant mais voulant donner l'impression d'être indispensables, comme si rien ne pouvait se faire dans cette ZAC sans eux. Il y avait cependant un décalage entre eux. Le premier essayant de me convaincre sans vouloir en donner l'impression. Le second, attentif à mes arguments et essayant de comprendre ma position et à l'écoute de mes propositions.

Mais ce qui m'inquiète dans cette affaire, c'est que des élus qui auront à voter pour ou contre ce projet, n'aient jamais pris le temps de se rendre sur place pour se faire une idée des locaux et du sujet sur lequel ils auront à se prononcer. A ma connaissance, celui qui connaît le mieux le quartier est Daniel Jault, conseiller général de la Bastide et amoureux de son quartier.

Il a été le premier à penser qu'on pourrait y faire une "cité des arts" et y développer un projet culturel. On avait à l'époque répondu que les collectivités ne pouvaient pas financer cela.
D'ailleurs, je m'étonne qu'il ne soit pas associé à la réflexion sur l'aménagement de cet énorme espace.

Je suis surpris aussi que la mairie de Bordeaux et la CUB n'aient pas fait la démarche de mettre en ligne un forum où chacun pourrait faire part de ses propositions, exprimer ses craintes, faire des remarques ou bien tout simplement donner son opinion sur le sujet. ZAC ne veut pas dire Zone d'Aménagement Concerté ? Et dans ce cas, la concertation doit avoir lieu bien au delà du quartier. La Bastide ce n'est pas rien à Bordeaux.

Darwin est, à mon avis, un projet sans envergure à l'échelle de la ville, une guignolade de semblant de concertation, un projet qui aboutira certainement avec la complicité d'élus en panne d'idées et qui sont certainement bien contents de trouver là un sujet sur lequel communiquer.

Les associations bastidiennes auront aussi une responsabilité car elles auront cédé au chant des sirènes sans chercher à comprendre s'il n'y avait pas d'autres possibilités pour ce quartier. A moins qu'il y ait autre chose...

La Bastide est un mode de vie, un état d'esprit que beaucoup ne comprendront jamais et j'ai bien peur que Darwin ne soit le commencement de la création d'un quartier sans vie comme l'est Mériadeck. Développer certes, mais sans dénaturer profondément l'âme du quartier.

Je ne suis pas le seul à penser cela et j'espère qu'avant de donner un chèque en blanc à des hommes d'affaires, on ira voir sur place de quoi il s'agit mais aussi qu'on fera appel à d'autres projets et qu'on aura une vision complète de ce que l'on veut faire dans tout ce quartier qui va de l'avenue Thiers jusqu'à la Garonne et de la gare d'Orléans jusqu'à Cenon.

Vous aurez bientôt un nouveau blog créé par les promoteurs de ce projet mais aussi une pétition en ligne pour demander à Alain Juppé, maire de Bordeaux et à Vincent Feltesse, président de la CUB de ne pas donner suite à ce projet en l'état et étudier d'autres solutions moins coûteuses pour le contribuable et qui soient cohérentes avec l'esprit d'un éco-quartier.

Au fait, pourquoi les pigeons ? Vous le saurez bien assez tôt ! 

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:01
En cette belle journée ensoleillée, je ne peux que vous conseiller de vous promener le long des quais de a Garonne sans vos enfants étant donné que l'exemple qui leur est donné n'est pas très conforme avec l'image que l'on veut donner de Bordeaux.

C'est la faute des bordelais, bien sûr, mais aussi de la mairie et du port autonome, qui ne peuvent pas dire ne pas être au courant étant donné que même le journal Sud Ouest dans sa rubrique "Piéton de Bordeaux" en a fait état.

L'angélique des estuaires pousse au milieu des ordures, à deux pas du pont de pierre, comme vous pouvez le constater sur les photos.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 14:01

Petit documentaire sélectionné pour le Festival Science Frontières et qui sera présenté aujourd'hui dans le cadre de ce festival.
A voir...

http://www.terre.tv/#/fr/protection-de-lenvironnement/reportage/1836_langelique-et-les-ragondins

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:51

Beaucoup de bordelais ont profité de cette fin de semaine ensoleillée pour se promener dans la ville.

La crise étant là, j'ai l'impression que les bordelais reviennent à des choses plus simples comme la promenade en famille.

Bien sûr, comme d'habitude, le miroir d'eau a encore eu la préférence des gens mais d'autres, pour avoir un peu de tranquilité ou par curiosité, ont prolongé leur promenade par une exploration du chantier du parc sportif Saint-Michel/Sainte-Croix en passant sous le pont de pierre.

 

S'approchant de la berge de la Garonne pour vérifier si l'angélique des estuaires s'était rendue compte que le printemps est là, le promeneur a été horrifié par l'agression faite à la nature.


Des bouteilles de bière, encore des bouteilles et encore des bouteilles. Des centaines, peut-être un millier de bouteilles de bière vides, parfois accompagnées des emballages en carton et les sacs plastiques mais aussi des sacs de sport et même une paire de chaussures de femme jaunes, deux pieds droits. Bizarre, je sais, mais c'est la vérité.

Dans cette ville où l'on nous parle d'écologie à toute heure, dont le maire nous promet de ne plus manger de cerises en hiver et s'efforce à la télévision de convaincre les français qu'il a changé et qu'il ne sera pas trop vieux en 2012 pour être président de la république, qu'ils nous assure de ses amitiés écologistes, il serait bon que quelqu'un s'occupe de faire nettoyer cette partie des quais.

Mais le maire-candidat étant déjà en campagne (législative, présidentielle, les deux ?) et vu qu'il n'y a pas d'adjoint chargé de l'écologie, cette question étant du domaine de la chasse gardée du seigneur des lieux, peut-être qu'un de ces maires-adjoints (je ne sais pas si on ne devrait pas leur donner un numéro) pourrait peut-être faire le nécessaire pour que cela se fasse rapidement.

Je lance donc un appel aux maires-adjoints n° 4 et 5, respectivement Jean-Louis David et Fabien Robert dont les territoires sont concernés, pour qu'ils envoient les brigades de nettoyage en mission spéciale.

Tiens, cela tombe bien. Jean-Louis David, maire-adjoint chargé de la propreté. C'est certainement l'homme de la situation. Dépêchez-vous avant qu'un journaliste n'ait l'idée de faire un papier là-dessus. Cela donnerait mauvaise image et le maire ne serait pas content. Lui qui est si maniaque, parait-il...

 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 13:32
La théorie de Darwin tout le monde connaît. Mais le complexe de Darwin ?

En fait, c'est bien spécifique à Bordeaux.

Les élus, souvent à court d'idées, misent sur des projets présentés par des financeurs privés sans toujours vérifier la viabilité de leurs projets ou même prendre des garanties pour que les collectivités n'aient pas à rembourser les aventures de ces investisseurs.

Nous avons deux exemples qui devraient nous faire réfléchir avant de prendre une décision concernant la caserne Niel et même toute la ZAC autour.

Tout d'abord,  l'épisode du déménagement du Caesar's, le club à la mode installé dans un hangar des quais de Bordeaux, géré par un ami de plusieurs élus bordelais et dont la mairie de Bordeaux s'est portée garante pour les loyers lorsque cette société s'est installée au château Descas. 

La folie des grandeurs et la mauvaise gestion du club ont laissé une ardoise importante au contribuable bordelais et une procédure au tribunal.

Ensuite, pressés de faire une zone commerciale sur la zone des hangars, on a aidé à s'y installer des entreprises qui au bout de quelques mois ont mis la clé sous la porte en raison du mauvais choix de ces enseignes.

Aujourd'hui, le problème se pose sur la caserne Niel mais il est de tout autre genre.

Les "investisseurs" veulent des terrains en dessous du prix du marché et demandent aux collectivités de perdre de l'argent pour s'y installer tout en faisant du chantage de s'installer à Toulouse s'ils n'obtiennent pas satisfaction.

Ils mettent la pression aux élus et le font savoir dans la presse.

Pourquoi est-ce qu'une collectivité devrait céder à des prix inférieurs au marché des terrains et des installations qui pourraient être vendus de nouveau assez rapidement par ces sociétés ?

Nous n'allons pas recommencer les pratiques de l'ère Chaban où la mairie ou la CUB achetait un terrain au prix fort pour le revendre à perte peu de temps après aux amis.

Pour ceux qui ne connaissent pas la caserne et ses alentours, disons, pour faire simple, que Bordeaux a la chance d'avoir des espaces aménageables que beaucoup de villes pourraient nous envier. La caserne n'était pas un lieu de préparation à la guerre mais une base logistique de l'armée ce qui fait que les espaces bâtis sont d'énormes volumes qui feront le bonheur de beaucoup de sociétés. Certains bâtiments sont tout neufs.

Alors, pour influencer la décision des élus, on parle de sociétés de développement durable et d'une partie des locaux réservés aux artistes. C'est à la mode et on ne peut qu'être d'accord.

Pourtant, un élu, Daniel Jault, le conseiller général de la Bastide, s'est penché sur la question et son idée est très intéressante. Il souhaiterait qu'on utilise cet espace pour y installer une cité des arts.

Bien sûr, les neuf hectares ne peuvent pas être utilisés que pour cela mais je pense qu'il faut aller dans cette direction et si les investisseurs qui font du chantage veulent partir à Toulouse, qu'ils partent. S'ils s'intéressent tant que ça à Bordeaux, c'est qu'à Toulouse ils n'ont pas les mêmes conditions. Qu'ils arrêtent de nous prendre pour des imbéciles.

Lançons un appel à projets (européen) pour faire venir à Bordeaux d'autres investisseurs et comparons les projets. Alors, et seulement alors, faisons le choix qui convient.

Je vous assure que l'argent arrivera. Peut-être des euros propres ou bien des narco-dinars comme ce fut le cas dans une récente réalisation bordelaise de grand standing.

Et puis, une autre idée comme ça, pourquoi ne pas faire une journée portes ouvertes de cette caserne afin que les bordelais puissent se rendre compte de ce patrimoine et puissent eux aussi donner leur avis.

Arrêtons d'être complexés face aux détenteurs de gros comptes en banque et construisons une ville à l'image des gens qui y habitent, pour eux et avec eux.

C'est un choix de société qui s'imposera dans les années à venir et pourquoi ne serions-nous pas les premiers à le mettre en place ?
http://special.sudouest.com/album.php3?id_document=7587
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 11:16
Les mauvaises langues vont dire qu'en ce moment j'en veux à la Communauté Urbaine de Bordeaux. Pas du tout !

J'ai la mauvaise habitude ou la déformation professionnelle de regarder un peu partout et j'ai remarqué à plusieurs reprises que des panneaux d'affichage concernant des travaux effectués par la CUB ou sous son contrôle restent souvent en place longtemps après la fin des travaux.

Il y a certainement une raison à cela. Tout d'abord, j'ai pensé à une stratégie de communication afin que les habitants de la CUB ne puissent pas rater l'information.

Ensuite, j'ai pensé à l'aspect économique et je me suis dit que cela devait coûter plus cher de les enlever que de les abandonner sur place.

Mais quand un panneau mis en place pour annoncer des travaux devant débuter en août 2004 et devant durer 23 mois est encore en place en février 2009, j'ai beaucoup de mal à comprendre. Peut-être que le budget destiné à ce chantier et qui était de 9 550 000 € n'était pas suffisant pour payer l'enlèvement du panneau. Il faudra que les élus de la CUB envisagent une petite rallonge...

Bon, je vais vous dire vraiment en quoi cela consiste de laisser en place ces panneaux pendant plusieurs années. 
C'est tout simplement de l'affichage durable.

Vous n'en aviez jamais entendu parler ?

Moi non plus.
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:45

Chère angélique....

Cela pourrait être le début d'une lettre d'amour. Mais rien de tout cela.

Il y a quelques mois, j'ai consulté sur le site du Conseil Général de la Gironde un article qui faisait état d'une subvention de 90 000 € accordée par cette collectivité pour l'organisation d'un colloque sur l'angélique des estuaires.

J'ai trouvé la somme bien importante et je me suis dit que, quand j'aurais un peu de temps, je regarderais de nouveau cette page du site.

A ma grande surprise, cette page n'est plus disponible pour le public et est accessible uniquement après identification avec un mot de passe.

Cela m'ennuie beaucoup surtout que cette grosse somme d'argent a été attribuée à un organisme dirigé par un vice-président du Conseil Général de la Gironde.

Depuis, dans ma petite tête, je cherche, je cherche qu'est-ce qu'on peut bien faire lors d'un colloque qui coûte 90 000 €.

Je ne sais pas si de grands spécialistes de l'angélique ont été invités pour y intervenir mais j'ai l'impression qu'à Bordeaux peu de gens connaissaient l'existence de l'angélique des estuaires avant que le Mouvement des Jeunes Socialistes, Matthieu Rouveyre ainsi que Jacques Respaud ébruitent la destruction des plantes qui poussent juste à côté du pont de pierre sur information du spécialiste bordelais de l'angélique, Olivier Sigaut.

Je suis sur que certains des participants à ce colloque n'ont jamais vu une angélique des estuaires de leur vie et n'ont pas compris que l'angélique ne demande qu'une chose...qu'on lui foute la paix !

 

http://matthieu-rouveyre.fr/telecharger/En_Off/angelique_des_estuaires/MJS33-angelique-des-estuaires.pdf

http://www.cg33.fr/cg33/jcms/c_5354/cg33-portail-accueil?redirect=http%3A%2F%2Fwww.cg33.fr%2Fcg33%2Fwork%2FdisplayWork.jsp%3Fid%3Dc_15297&jsp=front%2Flogin.jsp

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