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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:50
J'ai été l'un des premiers à saluer sur ce blog l'arrivée de Kéolis comme concessionnaire du réseau de transports en commun de la CUB.

J'avais oublié que le personnel de Véolia serait transmis à Kéolis, comme les bus ou les rames de tramway. Changer de concessionnaire sans changer au moins l'encadrement ne mènerait à rien, les mauvais habitudes étant là depuis bien trop longtemps.

J'ai moi-même pris un PV il y a quelques mois alors que je venais d'acheter un ticket deux ou trois minutes avant le contrôle, mais que je n'avais pas composté en raison d'un coup de fil lors de mon entrée dans la rame à la station précédente. J'ai eu beau d'expliquer que je venais de l'acheter, de montrer que j'avais un autre ticket validé dans la matinée, rien à faire. Le PV a été rédigé et comme je n'ai jamais eu de nouvelles, je suppose qu'il a brûlé en même temps que l'algeco de Véolia aux Quinconces. C'est tant mieux (pour mon PV) !

Il y a un peu plus de deux mois, un couple rrom a été contrôlé dans un bus du côté de la place Paul Doumer. Ils n'avaient pas de ticket et le contrôle ne s'est pas très bien passé au point que je suis intervenu auprès des contrôleurs pour leur rappeler que leurs propos n'avaient pas été très corrects.

Il y avait deux versions de faits, celle des rroms et celle des agents "assermentés". Vous voyez ce que je veux dire ?

Mais le pire était à venir et je ne l'ai découvert qu'aujourd'hui, lorsque le couple rrom m'a montré une lettre de relance pour chaque PV émis ce jour-là. Normal,me direz-vous, surtout si on n'a pas payé le PV... Sauf que...

Oui, sauf que le rappel concerne une petite fille de deux ans qui a été elle aussi verbalisée.

Les parents devront donc payer 66,50 € sous peine d'être passible d'une amende majorée de 180 €.

Je ne sais pas s'il est normal et dans les habitudes de Kéolis de verbaliser les enfants de deux ans voyageant sans titre de transport. Quoi qu'il en soit, je trouve cela stupide de la part des contrôleurs et vu le contexte dans lequel les PV ont été remis aux intéressés, je soupçonne même une pointe de racisme.

Il n'y a pas de quoi être fier... Mais il est plus courageux de s'attaquer aux enfants qu'aux jeunes des cités de la rive droite qui ne payent jamais leurs billets, tout comme aux fêtards qui prennent les rames de tramway pour des bars lors de leur déplacement en boîte de nuit, tout cela sans titre de transport non plus.

En signe de protestation, à partir d'aujourd'hui, je ne prend plus de ticket...
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 01:18

Elle a surpris tout le monde en votant contre la surdimension du pont Bacalan-Bastide lors du dernier conseil de CUB.

 

Lors de la dernière séance conseil municipal de Bordeaux, la conseillère socialiste Martine Diez a été la seule à rappeler à Alain Juppé qu'il devait le respect aux conseillers municipaux d'opposition qui, même s'ils ne sont pas d'accord avec lui, sont quand même élus démocratiquement par le peuple. A ce titre, ils représentent les bordelais et doivent être respectés.

Martine Diez a aussi surpris par la qualité de ses interventions et cela depuis sa première élection.

L'élue populaire d'un quartier populaire, mariée à un artisan maçon, pas vraiment issue du moule politique habituel, est une élue qui sait se faire respecter par son travail, ses interventions et son caractère.

Sacrée Martine !

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 05:00
Bordeaux est une ville extraordinaire. Si, si !

Nous avons la chance d'avoir les meilleurs hommes et femmes politiques, la cité mondiale du vin que personne connaît, un vélodrome international qui ne sert que six fois par an (maintenant sept depuis que les conseils de quartier de Bordeaux Nord y ont lieu), bientôt le quartier Euratlantique avec une gare routière qui n'accueillera pas les bus à destination de l'étranger et encore quelques autres choses uniques que le monde entier nous envie.

Nous avons aussi été les premiers à bénéficier du tramway d'Alstom avec une alimentation par le sol même si on ne nous avait pas expliqué qu'avec ce modèle une partie du trajet devait se faire à pied.

Cela fait plusieurs années que je dénonce le fait que les fréquences des transports en commun dans la CUB le dimanche ne sont pas adaptées aux besoins des bordelais. Il en est de même pendant les vacances scolaires.


Nous avons l'habitude de ce mode de fonctionnement et, comme des moutons, acceptons tout sans broncher. Attente d'un tram vingt minutes, rames bondées (surtout celles qui viennent de la gare), mauvaises odeurs, etc, etc.

Les touristes qui nous font le plaisir de nous rendre visite et au passage laisser leurs euros dans la ville, doivent être surpris de tout ceci et doivent se demander par quel miracle Bordeaux a eu le label Unesco.

Quand ils ont la chance de prendre un tram, lorsqu'ils souhaitent prendre un bus en correspondance, ils doivent parfois attendre encore vingt minutes et sur certaines lignes bien plus encore.

Alors, le dimanche, une animation insolite gagne les rues de la ville et les piétons forcés s'en vont en marchant tirant leurs valises faisant eux aussi le plaisir des bordelais qui regardent ces touristes bizarrement.

C'est la magie bordelaise, cette façon de recevoir unique en Europe et qui fait le charme de cette grande capitale européenne.

Mais ne vous inquiétez pas, si vous avez acheté un billet pour le concert de Johnny Hallyday, des trams il y en aura plein.

Je sais bien que Kéolis vient de prendre la direction du réseau bordelais mais cette situation dure depuis des années et c'est aux politiques de prendre la décision de changer tout cela.

A part cela, il faut dire que c'est beau un dimanche en ville. Même à pied avec une valise.
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 02:12
Un militant socialiste, spécialiste que plusieurs élus consultent et qui a même déjà été candidat sur une liste socialiste lors d'élections municipales à Bordeaux, a adressé un courrier à Vincent Feltesse, président de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB), auquel il n'a jamais obtenu de réponse.

Les élus sont comme cela, installés dans leurs tours d'ivoire, deviennent insensibles aux appels du peuple même quand ils font partie de leur armée.  J'en ai fait l'expérience avec la même personne mais sur un autre sujet.

Ce militant socialiste est enseignant en gestion de l'environnement au ministère de l'agriculture et termine une thèse à Sciences Po Bordeaux qui porte sur les politiques publiques environnementales. Il a par le passé mené plusieurs actions dans le domaine de l'écologie urbaine.

Dans le  cadre de ses travaux, il a découvert à Bordeaux même, en pleine ville, sur les quais, une plante extrêmement rare au plan international :
angelica heterocarpa appelée plus communément "Angélique des Estuaires".

80 % de la population mondiale de cette espèce se trouve en Gironde. La destruction de cette plante par les services municipaux lors d'un nettoyage des berges de la Garonne à l'occasion de la fête du fleuve et l'écho favorable de la presse ont donné l'idée à l'équipe municipale de donner son nom à plusieurs sites proches de la rivière sur la rive droite. Malheureusement, dans le même temps, la plante est en train de disparaître rapidement des friches bordelaises.

Ce militant a aussi une certaine expérience dans le domaine de l'aménagement urbain et de l'écologie de la ville en particulier des friches industrielles et est consulté régulièrement par d'autres villes dans le cadre de l'association BIAPI.Org. Mais nul n'est prophète en son pays...

Dans la lettre qu'il a adressé au président de la CUB, il s'interroge sur le projet Darwin, porté par quelques jeunes loups tenant d'une théorie évolutionniste (voire néodarwiniste)de l'aménagement urbain.

Il attire l'attention de Vinvcent Feltesse sur les dégâts qu'a pu faire le darwinisme quand on l'a fait passer à une certaine époque "du registre des sciences de la nature à celui des sciences sociales (racisme et eugénisme)".

Selon lui, le projet Darwin s'avère être comme tous ces projets (ou non projets) qui se veulent pour le bien de tous dans la cité, et à la tête desquels, au final, on trouve toujours un petit groupe d'artistes néo bobo, un peu déclassés mais souvent bien nés.

Des projets souvent imaginés, il faut le reconnaître, par des individus qui ne sont pas à court de stratégies et d'opportunisme "néo darwinien", en particulier pour s'afficher et mettre en valeur leurs simili-projets. Mais ceux-ci s'avèrent rarement porteurs de véritables projets qui puissent profiter au plus grand nombre et qui répondent aux véritables préoccupations environnementales (cadre de vie, écologique) des citoyens.

Ayant découvert cet extraordinaire patrimoine qu'est la caserne Niel, il en a alerté un élu et a été heureux lorsque la CUB a acheté le site. Il avait alors l'impression d'avoir, à son petit niveau, participé à la protection de ce bien public.

Malheureusement, il a découvert dans la presse dernièrement qu'allait avoir lieu une opération de reprivatisation de cet espace public sous couvert de projets pseudo artistiques et crypto-écologiques mis en oeuvre par ces quelques dandys bordelais évolutionnistes et élitistes et en plus sortis de nulle part sur le plan professionnel.

La vulgate utilisée pour légitimiser le projet Darwin lui parait très mal construite et il ose à peine imaginer la tournure que prendraient les choses si ce projet dans lequel trempent en plus quelques ours (pour ne pas dire mammouth) de la finance et de l'immobilier se réalisait.

Il continue en rappelant qu'il serait souhaitable que se mette en place une véritable politique publique territoriale et spatiale à l'échelle de la CUB qui permette une mise en réseau et établisse une véritable cohérence de l'ensemble de ces projets très tendance : friches, éco-quartiers, jardins partagés, agricultures urbaine et péri-urbaine, dans le but de dépasser ces opérations bobo-gadget qui s'apparentent surtout à des effets d'aubaine afin d'acquérir un espace public et collectif à moindre coût, et dont le but est souvent d'affirmer son petit ego, voire même des intérêts spéculatifs dissimulés.

Selon lui, il faut développer de véritables projets d'aménagement des friches urbaines qui participent à leur manière à la mise ne place de trames vertes et ce qui s'appelle en écologie : les corridors et qui incluent aussi des actions artistiques pour le grand public. Il ne faut pas que ces lieux deviennent des espèces de réserves pour artistes socialement autistes et qui se veulent plus ou moins maudits car incapables de s'adresser à la collectivité.

Il termine en proposant ses services de conseil d'une façon bénévole et militante et explique que dans le cadre de l'écologie urbaine, plutôt que de se référer à la théorie évolutionniste de lutte pour l'existence, il préfère parler de coopération et d'entraide entre les différents habitants d'un territoire (humains comme non humains), une référence aux travaux de P. Kropotkine, P. Geddes et Elisée Reclus (un girondin).

Vous avez compris, il ne le lui a pas fait dire. Je suis entièrement d'accord avec ses propos et je pense qu'il serait temps que les élus écoutent les militants quand ils le leur demandent en tenant compte des compétences de chacun.

Bien sur, ils n'y sont pas obligés. Mais c'est vivement conseillé.
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 17:00
Dans les prochains billets de ce blog, un document d'un militant socialiste (et expert) qui a interpellé Vincent Feltesse, le président de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) sur le projet Darwin et la caserne Niel.
Sans aucune réponse. A ne pas rater...

Mais aussi un billet sur les associations politiques bordelaises. Et là, vous aurez des surprises...
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 23:11
Il y a déjà quelques mois, j'ai demandé à la mairie de Bordeaux de faire installer des poubelles pour que les rroms qui habitent dans le squat de l'avenue Thiers puissent y mettre leurs ordures.

Cela s'est fait sous 48 heures.

C'était important parce que les ordures s'accumulaient à l'extérieur du squat, les rats venaient s'y nourrir ce qui faisait, il est vrai, le bonheur des nombreux chats des alentours.

Mais voilà, depuis samedi dernier, les éboueurs doivent être de nouveau en grève parce qu'ils n'ont toujours pas vidé ces poubelles, pourtant bien en vue sur le trottoir.

Cinq ou six grosses poubelles pleines à en déborder. Elles sont juste en face de la station du tram et les passagers doivent se demander pourquoi est-ce que personne vide ces poubelles.

J'ai peut-être une réponse : les rroms n'ont pas payé la taxe des ordures.

Sérieusement, si quelqu'un, depuis son bureau surchauffé pouvait faire vider ces poubelles...
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:30

Alors que les élus de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) ont voté pour le changement d'opérateur des transports en commun de l'agglomération bordelaise, les syndicats de Véolia montent au créneau contre le président Vincent Feltesse et les élus ayant voté pour ce changement. 

L'intersyndicale met en avant la possibilité de la perte des acquis sociaux pour les salariés mais aussi, pour ne pas donner l'impression de ne défendre que le bout de gras, de la qualité des services publics.

Je comprends leur position en ce qui concerne la défense des acquis sociaux même si parfois je me demande si les délégués syndicaux ne défendent plus leurs acquis que ceux de l'ensemble des salariés.

Revenons à la qualité du service public. Mais quelle qualité ?

En ce qui concerne le réseau de transports bordelais, il y a longtemps que l'usager n'est plus au centre des préoccupations de la société Véolia.

Je suis un utilisateur régulier (et même quotidien) des transports en commun. Les constats que je fais régulièrement m'ont souvent fait penser que tout le monde se moque pas mal de l'usager, aussi bien du côté des élus communautaires que de la société qui les transporte.

Prenons l'exemple du tram. Rames bondées, mauvaise gestion du matériel, saleté des stations, manque d'information aux usagers, tarifs trop chers, absence de contrôles et d'équipes de sécurité le soir, consommation d'alcool dans les rames, autorisation de faire monter des vélos alors que les rames sont pleines, mauvaise régulation et bie entendu, les horaires du dimanche et des périodes de vacances scolaires.

 

Combien de fois suis-je monté dans des trams ou dans des bus, équipés de climatisation mais que le chauffeur n'avait pas mis en route ? Et quand il l'avait fait, pourquoi ouvrir longuement toutes les portes lors des arrêts aux stations ?

 

Combien de fois des passagers sont restés sur les quais aux heures d'embauche parce que les rames étaient bondées ?

 

Combien de fois les usagers restent sur les quais des stations de correspondance (Quinconces, Hôtel de Ville, Porte de Bourgogne) parce que les conducteurs ne prennent pas le temps de laisser monter les gens qui descendent d'un autre tram ?

Je ne vous parle même pas des matériels cassés ou des malfaçons que tout le monde peut constater et que semble-t-il on a oublié de faire réparer en faisant jour la garantie des entreprises intervenues sur les chantiers du tram. Mais cela se fera certainement un jour, lorsque la garantie sera terminée et là ce sera le contribuable qui va payer.

Et pour les bus ? 

 

C'est un peu différent. Souvent affectés sur une ligne, les chauffeurs connaissent les usagers et la relation est différente. Il n'est pas rare qu'un chauffeur de bus attende un passager qui court.

 

Il y a quelques années, beaucoup de départs n'étaient pas effectués. Il semble que cela arrive beaucoup moins souvent de nos jours. Lorsque cela arrivait, la Connex était pénalisée. Mais comme c'était elle qui faisait la déclaration des rotations qui n'étaient pas effectuées, vous vous doutez bien qu'elle n'allait pas fournir le bâton pour se faire battre.

Donc, je suis étonné et même choqué par tout ce bruit des syndicats de Véolia à l'occasion de ce changement.

Je pense que l'alternance ne peut qu'être bénéfique pour l'usager. Et je trouve que Vincent Feltesse a eu beaucoup de courage politique pour s'impliquer dans ce choix.

Pour moi, le choix a été le bon. mais il faut aller plus loin et associer les usagers au fonctionnement futur du réseau. Il ne s'agit pas d'inviter des associations d'usagers qui ne représentent presque personne mais de créer un véritable collectif où chaque usager/contribuable pourra s'exprimer et donner son avis. Cela avec des réunions physiques mais aussi avec la création d'un forum participatif, où après s'être identifié, chacun pourra intervenir mais aussi avoir un maximum d'informations y compris sur les coûts de fonctionnement.

Bravo donc à Vincent Feltesse pour ce choix et bon courage pour ne pas se laisser intimider. Que chacun prenne ses responsabilités et la qualité du service public rendu à l'usager ne devrait que s'améliorer.

En savoir plus sur le réseau TBC : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tram_et_bus_de_la_CUB

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 17:10

Il y a des choses dans la vie qui semblent si faciles à faire que quand vous les commencez vous n'imaginez même pas la moitié des obstacles que vous allez rencontrer.

C'est le cas de la scolarisation des enfants roms qui vivent dans les squats.

Je me suis lancé dans cette aventure il y a maintenant plusieurs mois. Et je n'ai toujours pas réussi à scolariser tous les enfants des squats pour différentes raisons.

Tout d'abord, il faut une domiciliation pour les parents. L'adresse d'un squat n'est pas valable. Non seulement elle n'est pas légale mais je pense que cela pourrait choquer.

Alors, nous voilà partis à la chasse d'un CCAS qui fait les domiciliations sans beaucoup de contraintes (rdv ou questionnaires avec des interprètes, parfois même sans interprètes). Au début, quand les familles ne parlaient pas français, je les accompagnais. Je me suis vite rendu compte que ma présence compliquait la situation.

Certains CCAS essayaient de faire des interrogatoires en due forme. Je m'opposais à cette façon de faire et cela ne se terminait pas toujours très bien. Quand les familles s'y rendaient seules avec un mot manuscrit de ma part, les démarches se faisaient plus facilement, peut-être pour s'en débarrasser plus rapidement. Il est vrai que certains ne parlent pas du tout le français.

La domiciliation administrative est obligatoire pour un certain nombre de démarches et seuls certains organismes sont habilités à les effectuer. Mais les CCAS ont obligation par la loi de les faire.

Je dois dire que les démarches sont beaucoup plus faciles à Bordeaux que dans toutes les autres villes de la proche banlieue. Dans certaines d'entre elles, c'est un véritable parcours du combattant. La palme d'or revenant à Pessac.

Le sésame en poche, direction le service scolaire. Encore une fois, le service scolaire de la ville de Bordeaux, après une courte période de prise de contact, est aujourd'hui celui où les choses se passent le mieux. Les inscriptions se font sans aucun problème et lorsqu'il n'y a plus de place dans une école, les fonctionnaires me téléphonent pour connaître la domiciliation réelle de l'enfant et pour que nous trouvions une solution de rechange convenable pour la famille.

Les autres mairies, de droite et surtout de gauche, devraient prendre exemple sur ce service. Il faut dire que, à cause du manque de confiance et des tracasseries que j'ai rencontré a chaque fois ou des entretiens téléphoniques que j'ai eu avec des responsables de ces mairies, j'ai pris la décision de ne plus les solliciter pour une quelconque démarche. Pourtant les squats sont sur le territoire de ces communes.

Je m'interroge sur les raisons du blocage fait par certaines mairies et me dis qu'il y a une volonté pour que les enfants roms vivant dans les squats ne soient pas scolarisés dans certaines communes. Peur des étrangers où peur des électeurs ? Va savoir !

Tout le monde est d'accord pour que les enfants soient scolarisés, mais dans les autres communes.

Une fois n'est pas coutume, BRAVO au service scolaire de la ville de Bordeaux et MERCI !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:52
Hier matin j'étais très en colère. Hier après-midi aussi. Et 24 heures plus tard, alors que je viens d'écouter le journal de France Bleu Gironde d'hier soir 18 heures, je le suis plus encore.

Suite à la publication du billet sur les roms dans ce blog, des gens certainement bien intentionnés ont ameuté la presse locale dénonçant la situation dans laquelle se trouvaient les roms et la procédure d'expulsion en cours.

La personne responsable de toute cette agitation a été jusqu'à me téléphoner "pour m'informer sur la situation des roms dont elle s'occupe depuis de longs mois".

Voyant ma colère, elle m'a répondu que "de toute façon elle avait rendez-vous avec M6 pour un reportage". J'ai téléphoné au rédacteur en chef de M6 pour lui expliquer la situation étant donné que ce reportage pouvait porter préjudice aux roms parce que des associations s'occupaient déjà de cette affaire d'ordonnance d'expulsion. Mon interlocuteur m'a fait comprendre que la "guerre des associations"  ne l'intéressait pas.

Quelle guerre ? Quelles associations ? Des charlatans qu'on n'a jamais vu sur les squats de roms depuis un an et demi ? Les seules associations qui interviennent en étroite collaboration sont Médecins du Monde et Procom. Et c'est tout !

Je me suis rendu sur place et j'ai réussi à bloquer le tournage de ce reportage dont les roms ne voulaient pas.

Et sur place, la brave dame s'est ridiculisée parce qu'aucun rom du squat ne la connaissait. Ils ne l'avaient jamais vue. Elle qui disait leur "donner des vêtements et de la nourriture".

La situation devenant de plus en plus ridicule, elle est revenue sur ses propos. L'autre dame qui l'accompagnait a même été jusqu'à téléphoner à France Bleu pour changer le reportage qui avait été enregistré deux heures plus tôt.

Et puis elles ont demandé le numéro de téléphone d'un rom qui parle très bien le français "pour garder le contact et leur venir en aide".

Et vlan ! Vers 18 heures, ce même rom m'informe qu'il a été contacté par des journalistes pour faire un reportage sur le squat. Pourtant, nous avions convenu avec les deux femmes que les roms ne souhaitaient pas communiquer sur cette situation. Pourquoi ont-elles diffusé le numéro de téléphone du rom sans son autorisation ?

D'autres journalistes m'ont téléphoné directement. Ils connaissent mon engagement auprès des roms. Sur la base des informations que certains journalistes m'ont donné, j'ai demandé à France Bleu de retirer de l'antenne leur reportage sur les roms (en fait l'interview d'une de ces femmes).

Et ce soir, ayant un peu de temps, j'ai écouté le journal de la station de radio. Lors de son "témoignage" la pauvre femme parle de la misère où se trouvent les roms "sans eau ni électricité" avec des "enfants non scolarisés".
Comment peut-on parler de quelque chose qu'on ne connaît pas ? Il y a un point d'eau dans ce squat. Il y a de nouveau l'électricité depuis deux mois. Et les enfants, ils sont tous scolarisés où en cours de scolarisation, le processus pour l'inscription en collège étant un peu long et compliqué.


Et lorsqu'elles parlent des gens sans papiers qu'il faut régulariser, il ne faut pas oublier qu'ils sont européens et qu'ils ont le droit de circuler en France pendant trois mois. Ils passent la frontière et peuvent revenir dans les cinq minutes qui suivent. Les pouvoirs publics l'ont compris. Mais pas elles.

Voilà !

Alors un bon conseil à certains lecteurs de ce blog, là où les "militantes associatives" ont pris l'information, je vous demande juste de ne pas faire n'importe quoi. Vous voulez venir sur les squats, pas de problème ! Contactez-moi par e-mail et je vous montrerai la réalité. Ou contactez Médecins du Monde.

Mais surtout, arrêtez de dire n'importe quoi. Je ne comprends pas votre démarche. Vous n'avez pas été capables de me l'expliquer hier. Il ne faut pas jouer avec la misère des gens et surtout s'en servir pour se mettre en scène.

Les roms aspirent à autre chose.

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 20:49
Vendredi 3 octobre un huissier de justice s'est présenté dans un squat occupé par des roms bulgares afin de leur remettre une ordonnance d'évacuation des lieux prise par le tribunal d'instance de Bordeaux suite à une requête de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

Ce squat est l'un des plus importants et pour les associations qui interviennent auprès des roms (je devrais écrire rroms, rrom voulant dire Homme) c'est le squat "historique".

Une première tentative de fermeture a été faite le 13 juin 2007 et après de longues négociations avec la préfecture et l'appui des candidats aux élections législatives (c'était entre les deux tours), ce squat est resté occupé par les roms roumains jusqu'au mois de décembre, date de leur relogement dans un immeuble de Bordeaux.

Peu de temps après, les roms bulgares qui squattaient un hangar situé à une centaine de mètres de cet immeuble ont effectué une petite ouverture dans le mur qui avait été construit pour bloquer l'entrée. Toutes les autres ouvertures avaient été murées et non seulement il n'y avait pas de lumière naturelle (ils s'éclairaient avec des bougies en plein jour) mais il n'y avait pas non plus d'entrée d'air.

Devant cette situation, j'ai conseillé aux roms d'effectuer de plus grandes ouvertures pour que l'air puisse circuler. Il y avait là des personnes âgées et des enfants, certains avec des problèmes de santé.

Depuis, je vais régulièrement dans les squats et j'accompagne l'équipe de médecins du monde toutes les semaines.

A plusieurs reprises, nous avons alerté les pouvoirs publics sur la situation de cette population et avons demandé au Conseil Général de la Gironde d'organiser une réunion avec les collectivités territoriales et autres organismes concernés par la présence des roms dans l'agglomération bordelaise afin de trouver une solution à la condition où ils se trouvent.

Nous ne demandons pas d'appartements pour tout le monde. Nous avons des propositions à faire. Nous conaissons le sujet. Nous souhaitons qu'on nous écoute et qu'on prenne des décisions.

L'expérience montre qu'il ne sert à rien d'expulser. Les lieux sont réinvestis rapidement et on ne fait que déplacer cette population.

Les nombreux enfants sont scolarisés dans les écoles du quartier. Iront-ils encore à l'école si leur famille trouve un autre squat à l'autre bout de la ville ou dans une commune voisine ?

Quid du travail de terrain de médecins du monde et les enjeux sanitaires ?

Les associations Médecins du Monde et Procom sont actuellement les seuls interlocuteurs en qui les roms ont confiance. Un travail d'un an et demi. Une relation de confiance obtenue par des heures et des heures de présence sur le terrain.

Que cherche-t-on avec cette expulsion ?

Il est urgent que les pouvoirs publics se mettent autour de la table et essaient de trouver une solution pour améliorer les conditions de logement de cette population. D'autres villes ont mis en place des dispositifs, qui fonctionnent même si tout n'est pas parfait. Donnons-nous les moyens de tenter l'expérience.

De grands projets d'urbanisme sont prévus sur ces terrains. Mais qu'on ne vienne pas nous dire qu'il y a urgence car la concertation sur l'avenir du quartier n'est pas terminée. On ne peut pas construire si on ne sait pas ce qu'on va construire. Encore une fois, laissons les roms tranquilles jusqu'à ce qu'on trouve une alternative.

A l'approche de l'hiver, soyons plus fraternels ! Soyons plus solidaires !

FRA-TER-NI-TE !   FRA-TER-NI-TE !   SO-LI-DA-RI-TE !
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