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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 23:49

Dans une élection, la semaine entre les deux tours est toujours pleine de surprises et d'émotions.

Si la campagne électorale sur le deuxième canton de Bordeaux a été terne malgré les pronostics de tous les journalistes et autres observateurs, la campagne a pris une autre tournure depuis dimanche dernier.

Le débat entre Michèle Delaunay et Anne-Marie Cazalet sur TV7, mardi dernier, a donné l'impression de deux femmes s'étant invitées à prendre le thé et parlant de choses et d'autres.

Par contre, aujourd'hui sur France Bleu Gironde, c'est un véritable duel que se sont livrées les deux femmes.

Pugnace, combative, Anne-Marie Cazalet a eu le dessus presque tout au long du débat. Elle a bousculé Michèle Delaunay dans son usage de l'héritage de Chaban Delmas, elle a démontré les absences de Michèle Delaunay lors des votes des délibérations au Conseil Général, son manque d'intérêt pour le quartier du fait de sa démission du conseil municipal mais aussi le fait qu'elle s'approprie des réalisations qui avaient débité avant même son élection ou ses absences aux réunions du conseil d'administration du collège du Grand Parc dont elle est membre de droit de par son titre de conseillère générale.

Michèle Delaunay a eu bien du mal à contester les chiffres donnés par Anne-Marie Cazalet. De ce côté de la radio, j'ai eu l'impression qu'elle a été perturbée par le fait de rencontrer une résistance, ou même une attaque frontale, à laquelle elle ne s'attendait pas et qu'elle n'a pas eu lors du débat télévisé. Passant du local au national ou du national au local selon que cela l'arrangeait, elle n'a pas été mise KO mais a certainement perdu aux points.

Il y a donc eu ce soir un vrai débat, intense, politique, un débat de campagne électorale. J'avais peur de m'ennuyer, ce fut un vrai plaisir. A écouter sur le site de radio France Bleu Gironde (ce soir il n'était pas encore en ligne).


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:41

Le Front National est certainement le grand gagnant de cette élection cantonale de 2011. En effet, avec un Parti Socialiste à 25 %, l'UMP à 16 % et le Front National à 14 %, ce dernier bénéficie certainement de l'image de Marine Le Pen.

Jean-François Coppé a refusé ce soir de participer à un front républicain pour battre le Front National là où il sera face au Parti Socialiste. En Gironde, Yves d'Amécourt a dit sur France Bleu Gironde qu'à titre personnel, s'il avait à choisir, il ne voterait pas pour le FN. Il a d'ailleurs conseillé au candidat UMP de Pauillac à appeler à voter pour le candidat socialiste.

A Bordeaux, sur le canton de Bordeaux 2, le score est très serré entre Anne-Marie Cazalet (36,14 %), Michèle Delaunay (34,28 %), Valérie Colombier (11,51 %), Marc Lasaygues (10,39 %) et Patrick Alvarez (5,69 %).

A Bordeaux 6, Jacques Respaud est arrivé en tête avec 36,67 % des voix, Alain Moga 31,02 % et Olivier Cazaux 22,88 %.

Dans le canton de Caudéran (Bordeaux 8), Pierre Lothaire a obtenu 53,42 % des voix, Béatrice Desaigues 27,28 % et Alexandre Marsat 15,31 %. Il y aura un deuxième tour aussi dans ce canton car, ici aussi, l'abstention a été forte.

C'est aussi à cause de l'abstention que nous aurons un deuxième tour aussi à Carbon-Blanc, le fief du président Madrelle. Mais le Front National sera aussi au deuxième tour à Libourne, Cenon, Castenau-du-Médoc et Pauillac, à chaque fois face à un candidat PS.

L'UMP paie la mauvaise image et surtout les conséquences de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et a eu du mal à imposer l'idée que les élections cantonales étaient des élections locales. Il devra en tirer les conséquences pour 2012 au risque que son candidat ne soit pas présent au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Pour voir les résultats de tous les cantons renouvelables en Aquitaine, cliquez ici !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:45

Le dernier incendie dans un squat de bulgares, situé cours Edouard Vaillant à Bordeaux, a été l'occasion de découvrir une des raisons pour lesquelles certains citoyens ne sont pas informés lors des élections.

Comme vous le savez, chaque électeur reçoit à son domicile les professions de foi des candidats ainsi que les bulletins de vote. Tout cela est fourni par les candidats à la préfecture qui se charge de la mise sous pli et de l'envoi.

Dans ce hangar qui a brûlé, des milliers d'enveloppes étaient stockées depuis un bon bout de temps. Elles étaient adressées et sur l'enveloppe était indiqué : "URGENT - REFERENDUM".

Le dernier référendum était celui sur le "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" et a eu lieu le 29 mai 2005. J'ose espérer que les enveloppes n'étaient pas pour le référendum sur le "Traité de Maastrich" qui a eu lieu le 20 septembre 1992.

Espérons que pour les élections cantonales de demain, les enveloppes n'aient pas bénéficié du même traitement.

Bordeaux-0240.JPGBordeaux-0242.JPG

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:30

Les campagnes électorales sont toujours l'occasion pour les candidat(e)s de dire des conneries. D'ailleurs, plus c'est gros et mieux ça passe.

Ainsi, Michèle Delaunay, la toujours novice en politique après dix années de mandats divers, députée de Bordeaux et "tombeuse" de Alain Juppé, candidate à toutes les élections et à tous les postes (y compris de télévision), nous ressert de l'information réchauffée sur son blog.

Alors que toute la presse a les yeux tournés vers le deuxième canton de Bordeaux, le seul où il devrait se passer quelque chose en raison de l'affrontement des deux clans politiques et de leurs caciques, je suis déçu qu'il ne s'y passe rien après la petite pièce de théâtre de début de campagne ayant pour sujet la salle des fêtes du Grand Parc.

En réalité, la campagne y est aussi plate qu'ailleurs, sans propositions, sans enjeux autres que ceux de garder ou ne pas garder un mandat.

Michèle Delaunay, certainement à court d'arguments, nous ressort les déclarations de Ludovic Martinez, directeur de cabinet du maire de Bordeaux. faites lors d'une interview en... février 2009 et où il annonce qu'il y a 126 collaborateurs au cabinet de la mairie de Bordeaux.

Il faut vraiment être de mauvaise foi ou ne rien connaître ni à la politique, ce qui n'est pas son cas, ni aux institutions, pour agiter des chiffres sans les expliquer.

Michele Delaunay sait bien que dans toutes les grosses collectivités (mairies des grandes villes, conseils généraux, conseils régionaux, communautés urbaines) il y a des cabinets composés de nombreux services. Cela peut varier d'une collectivité à l'autre, il y a bien entendu les postes politiques, chargés de mission et autres, en général peu nombreux et surtout il y a les services qui font fonctionner la structure. Service du courrier, hôtesses, huissiers, chauffeurs, gardiens, communication ou service du protocole sont en général rattachés au cabinet du maire ou du président pour une meilleure efficacité.

Bien entendu, cela ne veut pas dire que tout ce monde est encarté dans un parti politique, qu'il assure un militantisme féroce et surtout qu'il est au service politique du maire ou du président. J'ai connu une collectivité dirigée par la gauche où un poste important était assuré par un agent encarté à l'UMP. A la CUB, des huissiers de droite travaillent au cabinet du président socialiste.

Annoncer cela en pleine campagne électorale n'a pour but que de troubler l'électeur qui doit se dire que c'est vraiment beaucoup de monde au service d'un seul homme. C'est presque une insulte vers les agents qui font leur travail en dehors de tout esprit partisan, comme c'est souvent le cas avec les personnels de catégorie B ou C.

Mais Mme Delaunay aime la polémique qui lui assure souvent une tribune dans la presse locale. Exister médiatiquement, n'est-ce pas un de ses premiers objectifs pour s'assurer d'exister aussi politiquement ?

Tiens, cela me fait penser à cette salle des fêtes du Grand Parc, fermée depuis de nombreuses années. Mais Michèle Delaunay aussi est conseillère générale de ce canton depuis de nombreuses années. Pourtant, elle ne s'est jamais vraiment préoccupée de cette salle. Mais peut-être qu'elle n'a des idées pour le deuxième canton qu'à l'arrivée des élections au point de nous sortir une solution miracle (payée par tous les girondins) pour garantir sa réélection. D'ailleurs, si le Conseil Général veut faire quelque chose avec cette salle pourquoi ne pas financer un projet municipal au lieu de faire semblant de vouloir acheter la salle alors qu'il demande à la mairie de Bordeaux de la céder gratuitement ?

Tout cela n'est pas très clair et c'est pour cela que l'affaire est politique. Encore une de ces embrouilles que la candidate socialiste sait orchestrer comme personne. Remarquez, comme elle ne fait pas grand chose, elle a le temps de préparer ses coups médiatiques. Et d'y ajouter une bonne dose de (sa) mauvaise foi...

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 01:46

Quinze ans jour pour jour après la mort de François Mitterrand, les socialistes défilent à Jarnac sous l'objectif des caméras et autres photographes de presse pour bien montrer qu'ils sont socialistes, héritiers de Mitterrand, comme si les français en doutaient.

Vous en conviendrez, c'est ridicule, comme est ridicule le résultat du sondage qui a pour but de nous faire croire que le véritable héritier de François Mitterrand est Dominique Strauss-Khan. Ou alors, dans le questionnaire du sondage, il y avait certainement une question comparant l'étalon du FMI à l'étalon de l'Elysée que fut Mitterrand. Il est vrai que sur ce point, DSK est bien placé.

Cela dit, je me pose la question depuis longtemps sans comprendre qu'est-ce que les français peuvent trouver à DSK pour le placer en tête des présidentiables face à Nicolas Sarkozy. Il ne dit rien, il ne fait rien et passe son temps entre les USA et le Maroc. C'est à se demander si les autres candidats ont compris quelque chose à la politique. Ou alors les français ?

Mais tout cela n'est pas bien important en ce 8 janvier 2011 à côté de ce qui se passe dans notre bonne ville de Bordeaux.

La plus importante campagne électorale de l'année vient d'être lancée à Bordeaux. Les cantonales vont se jouer ici, sur le deuxième canton de Bordeaux, entre une conseillère générale sortante et un ministre via une candidate prête nom. Oui, la campagne cantonale se fera en réalité entre deux camps, le camp Delaunay et le camp Juppé.

Dans le camp Delaunay, les généraux viennent à la rescousse de celle qui est en mauvaise posture, plus habile à communiquer qu'à engager des actions pour le canton, seule conseillère du département à remettre ses dossiers FDAEC tous les ans très en retard au point de faire perdre quelques cheveux au jeunes assistants du groupe PS au Conseil Général. Philippe Madrelle, Gilles Savary et certainement encore quelques autres "grands élus" viendront tous soutenir les troupes et la candidate en campagne, peut-être avec quelques surprises ou promesses dans les valises.

Dans le camp Juppé, le "général" est venu ouvrir les hostilités ce 8 janvier, jour d'anniversaire de la candidate PS et a surtout donné ordre à ses lieutenants de s'engager avec fermeté auprès de l'adjudant de compagnie qu'est Anne Marie Cazalet. Et comme de bons militaires, ils obéissent tous au ministre de la défense.

J'aurais l'occasion de suivre cette élection et de vous donner mon sentiment. Ce que je peux vous dire dès maintenant, c'est que si j'habitais dans ce canton, je ne voterai ni pour l'une ni pour l'autre. Un changement ne ferait pas de mal et cela montrerait à tous ces professionnels de la politique que nous en avons marre de cette façon de faire. D'ailleurs, cela me fait penser qu'encore une fois, ils vont être payés pour faire campagne. Dans le cas de la députée de Bordeaux, depuis son élection en juin 2007, le contribuable l'a déjà payée lorsqu'elle a fait la campagne municipale de Alain Rousset en 2008 et cela pendant plusieurs mois tout comme pour les européennes, les municipales en 2010 à Bruges où elle a été très engagée et puis maintenant de nouveau pendant ces trois mois de campagne cantonale. Eh oui ! Elle va toucher des indémnités de députée pour faire la campagne cantonale. C'est injuste mais c'est la politique.

Mais ce n'est pas grave car cette campagne est pleine de promesses entre ces deux êtres qui ont tellement de choses en commun.

Ils ont tous les deux été élus de la 2ème circonscription de la Gironde. Ils se battent aujourd'hui pour le 2ème canton. Ils vont tous les deux passer des vacances à Hossegor dans les Landes à la même période. Ils ont tous les deux le même âge. Delaunay ne pourrait pas exister médiatiquement sans Juppé. Par contre, Juppé peut très bien faire sans Delaunay.

Nous aurons certainement l'occasion de les retrouver dans les prochaines semaines sur le terrain, bien décidés à faire gagner leur camp. La victoire ira à celui qui aura le plus envie de gagner, sachant que Juppé sera toujours le gagnant. Si Cazalet l'emporte, c'est Juppé qui gagne. Si Cazalet perd, c'est juste Cazalet qui perd car Juppé saura expliquer que ce n'était pas lui qui a mené la campagne. Malin, n'est-ce pas ?

Mais la victoire dépendra aussi de la motivation et de l'engagement des équipes de campagne. Côté Delaunay, je ne suis pas sûr que les troupes soient nombreuses à moins que Philippe Madrelle donne ordre à ses agents-militants de venir soutenir Delaunay. Il faut dire qu'elle en décourage plus d'un en campagne et les volontaires sont peu nombreux pour supporter son caractère.

Côté Juppé, le fait que celui-ci soit devenu ministre doit certainement faire réflechir ceux qui hésitaient ou se posaient des questions et doivent maintenant craindre la colère ministérielle s'ils ne faisaient pas campagne. Il me semble cependant qu'il y a un peu trop de chefs dans cette équipe et ce n'est jamais trop bon dans une campagne. En général trop d'ordres créent le désordre et la confusion et découragent les militants.

Que les meilleurs gagnent !!! Et puis en 2012 il y aura encore un 8 janvier...

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 23:24

La campagne électorale à Bruges est très intéressante. Ce n'est certes pas une leçon de démocratie ni de civisme mais au moins elle révèle la face cachée de la politique.

D'un côté, Bernard Seurot, obligé par ses propres amis de repasser devant les électeurs. Ces amis qui ne le sont plus, reprochent au maire de Bruges tout un tas de choses que la presse a déjà évoqué à plusieurs reprises.

De l'autre côté, ces ex-amis du maire (liste Marie-Pierre Saingou) mais aussi ex-adjoints ou ex-conseillers municipaux de la majorité municipale de droite, se voient aussi reprocher ce qui se pratique souvent en politique. Petits services aux amis, embauches de la famille, utilisation de matériel à des fins personnelles, etc.

Tout cela se fait un peut partout et parfois pire encore mais cela reste dans le secret des équipes et celui qui a le malheur d'en parler paie chèrement le fait de cracher dans la soupe.Mairie_de_Bruges_Gironde.jpg

Mais ce qui est grave, c'est que, si les faits s'avèrent vrais, tout le monde est coupable de ces agissements. Ceux qui les ont pratiqués mais aussi qui les ont couverts jusqu'à l'éclatement de ce scandale.

Personne ne peut faire partie d'une équipe pendant plusieurs années et ne rien dire sans être complice de ces faits. Aujourd'hui, en fin de campagne électorale, on gesticule pour montrer l'autre du doigt mais chacun à sa part de responsabilité.

Malgré ce déballage public du linge sale à la mairie de Bruges, j'ai bien l'impression que la justice risque d'en trouver encore dans les placards. Quand une équipe reste trop longtemps en place, elle prend de mauvaises habitudes et ce n'est jamais bon ni pour la démocratie ni pour le contribuable.

L'électeur, s'il veut réèllement défendre ses intérêts, a intérêt à alterner son vote régulièrement. Se sachant en danger électoral, les équipes feront plus attention aux deniers publics, seront plus pertinentes et efficaces dans leurs choix politiques.

Dans tout cela, la liste de Brigitte Terraza semble être blanche comme neige même si je ne crois pas à la liste société civile. On ne se retrouve pas tête de liste si on n'a pas de solides contacts dans les partis politiques et encore moins lorsqu'on représente toute la gauche. Les candidats à la candidature au sein des partis sont souvent trop nombreux et il est déjà difficile pour eux de s'imposer. Alors, une nouvelle tête propulsée au premier plan, cela me paraît impossible.

Mais vous l'avez compris, l'élection de Bruges dépasse les limites de la commune parce qu'autour de cette élection municipale il y a d'autres intérêts. Si tous les ténors de la politique girondine, surtout de gauche, se sont précipités dans la bataille, ce n'est pas pour les brugeais, dont ils se foutent pas mal, mais pour défendre leurs intérêts et surtout assurer des élections futures.

Les enjeux sont à la CUB bien sûr mais aussi à la région puisqu'elle risque d'être la seule collectivité territoriale qui survivra à la réforme. Ce qu'on attendait moins, c'est que cette élection pouvait avoir des enjeux liés à Bordeaux et même nationaux. Vous ne voyez pas ?

Pourquoi pensez-vous que Michèle Delaunay s'est tellement investie dans cette campagne ?

Chantal Bourragué est la députée de la première circonscription de la Gironde dont Bruges fait partie tout comme le deuxième canton de Bordeaux, canton où justement Michèle Delaunay est élue conseillère générale. Bourragué affaiblie à Bruges, c'est un bon signe pour la prochaine cantonale à Bordeaux II même si ce n'est plus Chantal Bourragué qui se trouvera face à Delaunay.

Dans l'hypothèse que Bourragué soit en difficulté à Bruges et Delaunay réélue à Bordeaux, ce serait presque une certitude que la droite perdrait la première circonscription aux prochaines législatives. Donc, la gauche est venue en force dans cette campagne car les "grands élus" ont des intérêts communs dans la victoire de la gauche à cette élection.

En politique, comme dans la vie, tout s'explique. Pour ce qui est de la suite du déballage, attendons l'installation de la nouvelle équipe et je suis persuadé que nous aurons droit à de nouveaux rebondissements. En attendant, laissons le libre choix aux brugeaises et aux brugeais.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 16:56
Le 21 mars 2010, osez Lassalle, osez Moga. C'est par ces mots que commence le dernier tract de Jean Lassalle, candidat Modem aux élections régionales en Aquitaine.

Ayant dépassé les 10 % au premier tour (10,43 %), Jean Lassalle a provoqué une triangulaire pour le deuxième tour. Il aurait pu négocier des places aussi bien avec Alain Rousset et certainement encore plus avec Xavier Darcos.

Le PS dit que le Modem est de droite, l'UMP dit que le Modem est de gauche. Franchement, je crois qu'il est bien au centre et les alliances du Modem avec les uns et les autres aux dernières municipales prouvent que le Modem est surtout compatible toutes options.

Pourtant, je pense que la candidature de Jean Lassalle pour le deuxième tour est intéressante. Tout d'abord parce que les élus Modem sont incontrôlables, capables de ne pas respecter les consignes de vote du parti, ayant souvent assez de courage pour s'exprimer haut et fort, de dire leurs désaccords, y compris lorsqu'ils font partie d'une majorité. Je dirais qu'ils ont parfois besoin d'un peu de révolte, du moins de liberté.

Ensuite, la personnalité de Jean Lassalle ne peut laisser indifférent. Montagnard à l'accent rocailleux, il semble se soucier peu de l'image que les bobos des villes attendent de lui. Engagé jusqu'à se faire mal physiquement, se mettant même en danger comme lors de sa grève de la faim pour défendre l'emploi chez Toyal, l'homme se fait un devoir de respecter sa parole, parole d'honneur qu'il semble donner sans le dire. Un caractère bien affirmé, une convivialité à vous mettre à l'aise comme si vous le connaissiez depuis trente ans, il semble sorti de je ne sais où, certainement pas du moule politique habituel.

Il donne l'impression d'aimer les gens, qu'il fait de la politique pour eux. Chose rare de nos temps en politique, il semble honnête.

Alors, entre un ministre périgourdin futur candidat aux législatives sur le bassin d'Arcachon et un député-président sortant-baron de Saint-Symphorien* n'ayant pas beaucoup fait avancer l'Aquitaine en 12 années de pouvoir, pourquoi ne pas donner sa chance à celui qui semble réellement aimer l'Aquitaine ?

Dans son programme, si je ne devais retenir qu'une proposition, ce serait celle de faire entrer les collectivités publiques dans le capital des entreprises qui reçoivent de l'argent public. Non seulement il serait possible de mieux contrôler l'utilisation de cet argent mais aussi d'empêcher les délocalisations qui font tant de mal à notre économie.

Voter pour Lassalle serait aussi un beau message à envoyer aux socialistes arrogants tout comme aux UMPistes au pouvoir.

Beaucoup veulent voter blanc. D'autres ne veulent pas aller voter. Pourquoi ne pas aller voter Lassalle ?

Vous ferez alors peut-être partie de ceux qui ne savaient pas qu'ils allaient voter pour lui...

(*) La destination du chalet de François Mauriac à Saint-Symphorien est à l'origine de ce surnom donné par une députée socialiste
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 19:24

On ne peut pas dire que les électeurs se sont bousculés pour se rendre aux urnes aussi bien au niveau régional que national.

Dégoûtés par les politiques, fatigués d'entendre des promesses non tenues, s'étant rendus compte que leur vie ne change pas quelle que soit la formation qui remporte les élections, les électeurs donnent par leur abstention un carton rouge aux responsables politiques.

Au soir du premier tour des élections régionales, voici les résultats pour l'ensemble de la région ainsi que pour chaque département d'Aquitaine :

AQUITAINE :

Liste Darcos (UMP) 22,05 %
Liste Rousset (PS) 37,63 %
Liste De Marco (EE) 9,75 %
Liste Lassalle (Modem) 10,43 %
Liste Boulanger (FG) 5,95 %
Liste Colombier (FN) 8,27 %

Résultats complets
ici

Gironde :

Liste Darcos 22,32 % 
Liste Rousset 40,55 % 
Liste De Marco 10,56 % 
Liste Lassalle 7,68 % 
Liste Boulanger 5,34 % 
Liste Colombier 8,69 % 

Résultats complets ici

Dordogne :


Liste Darcos 24,06 %
 

Liste Rousset 36,98 % 

Liste De Marco 9,15 % 

Liste Lassalle 7,13 % 

Liste Boulanger 8,04 % 

Liste Colombier 8,68 %

Résultats complets
ici


Landes :


Liste Darcos 21,33 %
 

Liste Rousset 41,59 % 

Liste De Marco 7,46 % 

Liste Lassalle 12,20 % 

Liste Boulanger 6,26 % 

Liste Colombier 6,30 %

  Résultats complets ici


Pyrénées-Atlantiques
:


Liste Darcos 19,81 %
 

Liste Rousset 32,71 % 

Liste De Marco 10,31 % 

Liste Lassalle 17,66 % 

Liste Boulanger 4,91 % 

Liste Colombier 6,05 %

Résultats complets
ici
 

Lot-et-Garonne :


Liste Darcos 23,56 %
 

Liste Rousset 31,92 % 

Liste De Marco 9,17 % 

Liste Lassalle 9,08 % 

Liste Boulanger 7,19 % 

Liste Colombier 12,99 %

Résultats complets
ici


Résultats Bordeaux :

Liste Darcos 28,40 %
Liste Rousset 35,19 %
Liste De Marco 13,40 %
Liste Lassalle 6,78 %
Liste Boulanger 5,64 %
Liste Colombier 6,48 %

Résultats complets Bordeaux
ici.

Tous les résultats nationaux, y compris ville par ville,
ici.

Le fait marquant de cette élection est quand même le taux d'abstention qui en Aquitaine est de 50,44 %.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 03:44
La preuve...
466-copie-1.jpg


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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 08:00

C'est devenu une habitude, à l'approche des élections, les politiques nous parlent de "vote utile". Une façon d'avouer que chaque camp a besoin de votre vote pour élire un maximum de candidats.

Je l'ai entendu souvent lors des campagnes électorales et j'ai même utilisé l'argument. Alors, le vote utile existe-t-il, oui ou non ?

Oui et non. Il est utile pour celui qui en bénéficie mais ne sert à rien pour celui qui vote. Disons-le franchement : le politique n'a rien à faire du français qui a voté pour lui.

L'électeur n'est qu'un petit élément de ce système qu'on appelle démocratie, destiné à nous faire croire que le peuple a du pouvoir, que tout se fait par sa volonté. En réalité, tout est fait pour asseoir le pouvoir des plus forts tout en donnant l'impression aux plus faibles d'être importants. Le vote est le moyen de légitimer la prise du pouvoir. De cette façon, tout se fait en nom du peuple mais... sans le peuple.

Certains électeurs, pleins de bonne conscience, vont encore voter même s'ils votent blanc. Pourtant, les votes blancs ne sont pas pris en compte (ils sont comptabilisés avec les nuls). Seule l'abstention peut être un moyen de faire entendre sa voix. Ne pas aller voter est certainement ce qui contrarie le plus les politiques.

Le jour où il y aura 90 % d'abstention, alors ils commenceront à se poser des questions. Pour l'instant, il y a encore une grande minorité qui n'a pas compris que les politiques ne servent pas à grand chose. D'ailleurs, comme disait Jean Lassalle dans un article de Libé Bordeaux, la grande majorité des français pense que les politiques sont "les derniers à croire que [ils servent] à quelque chose".

Oui, les politiques sont "dans un théâtre d'ombres, à jouer un rôle qui n'a plus aucune fraîcheur". Souvent mauvais acteurs, ils essaient de nous convaincre de les nommer pour les Césars.

Leur mauvaise prestation est certainement à l'origine que beaucoup d'électeurs confondent les enjeux des élections, ne sachant parfois même pas quelles sont les compétences des collectivités dont ils vont élire les représentants. Ils ne connaissent pas les enjeux, ils confondent politique locale et nationale et c'est comme cela qu'ils votent bêtement pour un parti au lieu de voter pour des hommes ou des femmes.

Dans le cas des régionales, la gauche récolte les fruits de la mauvaise politique nationale de la droite et peut espérer que ce vote sera un vote sanction contre le gouvernement.

Cette méthode fait la part belle au PS et les autres partis de gauche n'en ramasseront que les miettes. C'est un système dangereux qui laisse peu de place à l'expression des différentes opinions et qui tue la vie politique par une bi-polarisation de l'électorat.

Les majorités absolues ne sont que rarement bonnes et le fait d'être obligés de faire des alliances de gouvernement tirent souvent vers le haut les politiques menées par les exécutifs.

Le vote pour les régionales approche et il est encore temps de vous poser quelques questions avant d'aller voter, si vous allez voter. Ne vous laissez pas abuser par les cris alarmistes des candidats.

Et surtout, avant d'aller voter, posez-vous la question : le vote utile existe-t-il ?

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