Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 20:50

Alors que la priorité des français est de faire les achats de fin d'année sans se ruiner, les responsables politiques n'ayant pas de grands problèmes d'argent (à part peut-être Julien Dray), sont eux déjà en 2010, avec la préparation des élections régionales.

Composition de listes sans fâcher trop de monde tout en gardant les équilibres politiques avec les autres partis partenaires mais aussi au sein de leur propre parti, recherche d'alliances parfois contre-nature, composition des équipes de campagne, location de locaux et même préparation d'un programme (pour ceux qui en ont un), voilà le menu des grands chefs politiques pour les semaines à venir.

A l'UMP, les candidats, même lorsqu'ils sont ministres, acceptent docilement ce qu'on leur impose. Seule Rama Yade, forte de sa popularité (et de sa beauté), se permet de refuser les choix du grand petit gourou élyséen. Les autres, tels des moutons, vont là où on leur dit d'aller sous peine de tomber en disgrâce.

D'autres, tel Bernard Laporte, voudraient bien se faire une place au soleil mais les militants en ont décidé autrement et l'ont renvoyé dans le brouillard de l'Ile de France. Comme quoi, les militants UMP sont plus respectés que ceux d'autres partis et leurs choix pris en compte.

Chez les Verts, le coup bluff de Noël Mamère qui souhaitait imposer la fille du berger du Larzac comme tête de liste régionale, a plus au moins eu de succès. Les militants ont refusé le choix du baron écolo-bobo mais les soviets écolos en ont décidé autrement. Marie Bové n'est pas tête de liste régionale mais girondine malgré le refus des militants des Verts. Au nom des accords internes d'Europe Ecologie, leur vote a été mis au recyclage et un choix beaucoup plus porteur en nombre de voix est sorti des rencontres écolo-paysannes-etc-etc.

A moins que le fait de ne pas tenir compte du choix des militants n'ait été qu'un règlement de comptes entre Noël Mamère et Pierre Hurmic, le premier souhaitant, sans le dire, que le second perde de l'influence pour ne pas le gêner lors de sa candidature aux municipales de 2014 à Bordeaux. Oui, oui, vous avez bien compris, Mamère sera candidat à Bordeaux et si Hurmic n'est pas là, ce sera bien plus facile.

Chez les socialistes, la publication des 22 premiers de la liste fait sourire n'importe quelle personne qui suit un peu la politique. Quelques semaines après avoir voté le non-cumul des mandats et le renouvellement, il ressort que les 14 premiers candidats (hors société civile) sont des sortants, bien décidés à se passer des nouvelles règles du PS. Ah, c'est vrai, cela ne s'applique pas aux régionales. Mais cela va s'appliquer quand ? Et puis, si on ne voulait pas appliquer ces règles, pourquoi les avoir votées si vite, presque en urgence ?

Mais le PS est beaucoup plus qu'un parti politique, il est une machine à élire, souvent à réélire et à garder les territoires, une machine à assurer la continuité des petites dynasties locales, un club d'amis ayant un intérêt commun, à savoir la prise du pouvoir et le garder le plus de temps possible.

Ce n'est certainement pas un hasard si le fils de Philippe Madrelle est sur cette liste alors qu'il y avait bien 120 ou 150 candidats. Ce n'est pas un hasard non plus si les ségolènistes ont plus de candidats que les aubrystes (en réalité les fabiusiens).

L'approche de Noël semble faire peur à la dinde du Poitou au point de proposer une alliance avec le Modem dès le premier tour. Elle doit être bien mal en point pour proposer cinq places éligibles alors que dans la présente assemblée le Modem n'a qu'une élue. Je savais le PS à droite mais je ne pensais pas qu'il l'afficherait aussi vite.  

Mais puisqu'on parle du PS, ce n'est pas un hasard, non plus, si Gilles Savary prend tellement la défense du président du Conseil Général chaque fois que celui-ci est mis en cause. Le testament pour hériter de la tente aurait-il déjà été rédigé ?

Au Parti de Gauche, que l'on entend bien peu, il semble que l'ambiance ait été cassée d'une part par l'annonce d'une alliance avec le PS au deuxième tour mais aussi par le l'appel lancé à Cohn-Bendit par Jean-Luc Mélenchon. Les militants, un peu dégoûtés, doivent se demander si leurs espoirs ne sont pas réduits à néant par toutes ces manoeuvres électorales.

A Bordeaux, Alain Rousset renoue avec le cours Alsace-Lorraine, lieu d'une autre bataille perdue, mais cette fois avec vue sur la Garonne. Sa future permanence sera, semble-t-il, à l'angle du cours et du quai Richelieu.

Je passe souvent devant ce local en raison de mes activités associatives et je ne manquerai pas de vous tenir informé de l'ambiance.

Pour ce qui est des électeurs, ils sont bien loin de tout cela. Travailleurs, chômeurs, bénéficiaires des minima sociaux, les grandes manoeuvres ne les concernent pas. Ils savent que bien peu de choses changeront, quels que soient les changements dans les régions. La seule chose qui changera sûrement pour eux, ce sera le taux d'imposition. Et ils savent qu'il faudra payer pour entretenir tout ce beau monde...

Partager cet article

Repost 0
Published by Mouette Rieuse - dans Campagne électorale
commenter cet article

commentaires

Thérèse 07/12/2009 12:35


Hé béh .. vous ne leur envoyez pas dire, Ami !

Amitiés.


Présentation

  • : Mouette Rieuse
  • : Blog militant
  • Contact

Recherche