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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 01:20
Un président qui menace un ancien premier ministre de le faire pendre à un croc de boucher, un arabe qui se fait contrôler parce qu'il a une sale gueule, un roumain qui se fait renvoyer chez lui parce qu'il est né au mauvais endroit ou même un gosse de 13 ans qui se retrouve en garde à vue, mais dans quelle république vivons-nous ?

Les seuls qui peuvent dénoncer les injustices sans trop de risques, bien trop occupés avec leur destin personnel, ont oublié depuis bien longtemps leur mission. Heureusement, il y a les juges, seule corporation qui a le courage de continuer à être inféodée, indépendante et impartiale. Ils restent aujourd'hui les seuls à garantir encore un peu de liberté aux citoyens, le seul rempart à cette folie qui détruit à petit feu notre société.

Je rentrais d'Espagne il y a quelques mois et, dans mes pensées, je comparais la relation que les français avaient avec leurs forces de l'ordre avec les habitants d'autres pays.

Ailleurs, dans les pays démocratiques, la police ou la gendarmerie est là pour réprimer mais aussi et surtout pour protéger. La relation avec le peuple est alors différente, chaleureuse, humaine.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'interpellations, de PVs et contrôles. Cela se fait dans le respect de la personne, dans un cadre précis et avec une certaine rigueur.

En France, certainement sous la pression, les policiers sont obligés d'en faire toujours plus, comme s'ils étaient des radars automatiques, incités à faire beaucoup, vite mais pas forcément bien.

Alors, tous les syndicats de  policiers sont d'accord pour dire qu'on les oblige à faire mal leur travail en leur demandant toujours plus de chiffres.

Cela entraîne chez la population une méfiance et un désamour pour ses policiers, pourtant des hommes et des femmes comme tout le monde.

Une grande partie des français est fichée, beaucoup se retrouvent en garde à vue sans comprendre ce qui leur arrive, à l'issue d'une fête ou d'un verre de trop, comme de vulgaires délinquants.

Je me suis rendu compte dernièrement ce que voulait dire la pression de l'État, que j'ai dérangé sans me rendre compte (enfin, un peu !). Mais je n'avais pas vu à quel point un petit rien pouvait être dangereux au point d'être menacé par des fonctionnaires de cet État.

Je me suis demandé comment moi, un petit militant, pouvait mettre en danger l'État au point d'être menacé par ses "serviteurs" ?

Je me suis alors rappelé d'un certain Julien Coupat (un bordelais) qui est resté emprisonné parce qu'un procureur (Jean-Claude Marin, cela ne vous dit rien ?) a voulu avoir sa peau.

Je vous le dit, la république est devenue une pute qui se vend à celui qui a le plus de pouvoir et qui oublie ses enfants, qui pourtant ont besoin d'elle pour survivre.

Mère indigne, elle est devenue la république de la peur, comme d'autres sont des productrices de bananes et de dictateurs.

Mais je me demande aussi si ses enfants ne sont pas coupables de cette dérive. Ils devraient trucider la république pour en adopter une nouvelle, solidaire et juste, loyale et impartiale. Une république qui pourrait afficher fièrement sur les façades de ses bâtiments publics :

  LIBERTÉ - ÉGALITE - FRATERNITÉ

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Published by Mouette Rieuse - dans Moments intimes
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commentaires

Lucide 30/01/2010 09:02


Je n'arrive pas à copier-coller un extrait du texte pour mon blog...grrr


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