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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:12

Ils rêvaient d'un travail, de richesse, certainement aussi d'une maison bien confortable. Ils n'ont rien de tout cela et vivent dans la jungle de Calais, là où les seuls animaux sont les hommes.

Leurs conditions de vie, l'indifférence des pouvoirs publics, la volonté de les voir ailleurs, tout cela fait d'eux des êtres à part.

La fermeture de Sangatte n'a rien réglé, bien au contraire, elle n'a fait que détériorer les conditions de vie de cette population en transit. Sous prétexte de combattre les passeurs, on s'est empressés de faire partir plus loin des gens qu'on n'a pas envie de voir à côté de chez nous où dont on ne peut pas accueillir la misère.

Ainsi, l'accompagnement par les associations est plus difficile, le suivi médical plus complexe mais peu importe, l'important c'est qu'ils ne soient plus dans notre champ de vision.

Heureusement, il y a encore des journalistes courageux pour nous rappeler que ces situations existent et que les caniches des bourgeoises sont mieux traités qu'eux.

Encore une fois, à grands coups d'annonce, on détruit les abris de fortune, on casse le lien établi parfois avec difficulté par les associations sans proposer une alternative aux cabanes en bois si ce n'est le "retour volontaire", l'expulsion ou le centre de rétention.

On injecte des millions pour entretenir les troupes françaises en Afghanistan sous prétexte d'ordre et démocratie mais on n'est pas capables d'accueillir dignement ceux qui ont fuit ce pays et parfois d'autres où leur vie devenait insupportable.

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, disait Michel Rocard, repris depuis par de nombreux imbéciles de droite ou de gauche. La France peut cependant continuer à piller les richesses des pays du tiers-monde, sans que cela choque personne et sans aucune vergogne.

Nous pouvons aller partout dans le monde, en conquérants, récupérer tout ce qui peut enrichir nos grosses multinationales mais nous ne pouvons pas partager les miettes qui tombent de notre table.

On peut fermer la jungle, des hommes continueront encore à arriver, poussés par le désespoir ou par le rêve d'une vie meilleure. Et ils s'installeront un peu plus loin, dans une autre jungle ou dans une savane, dans une steppe ou sur une plage, parce que, à l'horizon ils imaginent des châteaux ou vivent des reines qui ont besoin de gens pour les servir.

Ils ne savent pas qu'ils sont indésirables parce qu'ils ne connaissent pas les codes, parce qu'ils sont pauvres, parce qu'ils sont étrangers.

Laissez-vous tenter par un court reportage du journal Le Monde qui résume très bien la situation. Cliquez ici.

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Published by Mouette Rieuse - dans Immigration
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