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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 00:06
Alors que le PS se prépare pour ce grand évènement politique face à la politique de Nicolas Sarkozy, je me suis mis à réfléchir sur ce que certains printemps ont eu comme influence dans notre vie.

Bien sûr, mai 68 et tout ce que cela a apporté aux français. Les rapports aux autres n'ont plus jamais été les mêmes et bien que l'on puisse dire qu'il a eu aussi des effets négatifs, ce printemps-là restera longtemps dans la mémoire collective comme étant une victoire pour la défense des libertés.

En ce qui me concerne, j'étais encore gamin, un autre printemps a changé ma vie. Il a été pour moi le premier printemps de liberté même si je n'avais pas eu à subir la chape politique qui s'était abattue sur mon pays.

Le 25 avril 1974, le peuple portugais n'était plus le même et j'ai eu l'impression qu'il respirait pour la première fois, comme s'il s'était retenu pendant presque cinquante ans.

Le chant des oiseaux avait un autre son et les fleurs étaient plus belles. D'ailleurs, je n'ai jamais trouvé les oeillets aussi beaux qu'à ce moment-là.

Le printemps est toujours signe de vie et la vie, la vraie, n'est belle que si elle est associée à la liberté.

Mais la liberté est toujours fragile et nous devons nous battre en permanence pour la protéger. Elle semble être cette puissance fragile qui fait soulever les montagnes et qui fait si peur à ceux qui sont au pouvoir.

Partout dans le monde, des hommes avides de la souffrance des autres comme s'ils en retiraient une quelconque jouissance, prennent bien des libertés avec la liberté.

En France, par exemple, la liberté devient quelque chose de rare. J'entends souvent dire l'homme de la rue que nous sommes dans un pays libre.
Pas tant que ça.

Aujourd'hui, il suffit de regarder du côté des prisons et faire le constat des conditions d'incarcération des détenus pour voir que souvent la liberté ne veut rien dire. On incarcère sans preuves, juste parce que cela devient une habitude. Les juges doivent certes appliquer la loi et les directives de la chancellerie mais incarcérer à tout va n'est-ce pas déjà le début de priver un homme de liberté à vie ?

Comment en ressortira-t-il de ces prisons ? Quels seront ses traumatismes ? Qu'aura-t-on obtenu de bon pour la société en mettant dans un circuit malsain un homme qui n'avait rien à y faire ?

Mais parler de liberté pose problème aussi lorsqu'on pense à tous ces étrangers parqués dans les centres de rétention ou tout simplement dans des squats misérables parce qu'on ne veut pas les laisser travailler encore une fois sous prétexte de protéger la société.

Il faut rester vigilants parce qu'il faut défendre la liberté en permanence. La liberté de la presse, la liberté des politiques d'opposition, la liberté des syndicats, la liberté des associations, la liberté des travailleurs que ce gouvernement veut presser jusqu'à en retirer la dernière goutte de sang et de sueur.

Tous, partout, mobilisons-nous pour la défendre cette chère liberté. Résistons, battons nous chaque fois que nécessaire.

Ne nous laissons pas voler notre liberté. Nos libertés !

Ne nous laissons pas voler notre printemps. Le printemps des libertés !

P.S. : Je vous invite à écouter avec attention les paroles de la chanson le Chiffon Rouge que j'ai mis dans le post antérieur. C'est un peu la chanson que nous devrions chanter tous ce printemps.

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Published by Mouette Rieuse - dans Divers
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